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/ ip = 127.0.0.1 date: 08/10/2008 12:29:13 //>| Algérie : le 5 octobre 1988 ou les compétences destructives | | . |

Nous sommes dans les années 1987, 1988. Les cours du pétrole chutent de plus en plus bas. L'OPEP ne parvient pas à maintenir les prix fixés à 18 dollars. L'Arabie Saoudite dope le marché avec une surproduction délibérée. Le prix du baril descend à moins de 8 dollars.
En Algérie, ceci s'est traduit par des crises alimentaires dont la rareté sur le marché de certains produits de base. (On se souvient de la crise du café quand il fallait faire la queue pour avoir droit à un quart de kilo de ce produit... et du meilleur cadeau que l'émigré de France pouvait ramener aux blédards, c'était un paquet dur de café !) ; la rachoua s'officialisait partout ; les caissières ne rendaient plus de monnaie ; les banques n'assuraient plus le payement des salaires des employés des entreprises publiques et nationales ; les voitures des particuliers et de l'état roulaient avec des pneus rechapés ou piècés ; les blagues portaient comme sujet le couple "Chadli / Hlima" et animaient les discussions ; la banque mondiale et le fond monétaire international prennent le contrôle de l'économie algérienne.
Enfin ! Ce 5 octobre était le moment opportun pour les antagonistes du pouvoir de passer à l'action. Ils manipulent alors le peuple pour le pousser dans la rue ; ils utilisent leurs agents pour tirer sur ce peuple à balles réelles. Bilan : de 400 à 500 morts.
Quelques jours plus tard, dans un discours télévisé Chadli Ben Djedid, l'air grave, annonce l'amendement de la constitution et la promulgation de la "Démocratie". Le champ politique est ouvert à tous : des partis autant berbèristes, islamistes, athéistes, stroskistes, nationalistes, occidentalistes, wahabistes, talibanistes, francistes... voient le jour avec des agréments automatiques au cas où l'administration ne répondait pas au dépôt de demande de création dans les 30 jours qui suivent. La représentativité syndicale des travailleurs est établie sur la base du nombre d'adhérents ; Les médias d'état s'ouvrent à la pluralité, (notamment la télévision) et des débats opposant les différents courants sont organisés ; les journaux se libéralisent jusqu'à un tel point que le quotidien satirique d'Oran "Essah-afa" attribuait dans ses caricatures, le surnom de "Masmar djeha" à Chadli ben Djedid, de "Sahibou el midalla" au premier ministre Hamrouche, "abou el faracha" à l'autre Ghozali et "erragassa" à la femme(euse) Louisa Hanoune.
Des élections locales (Assemblées communales et de wilaya) sont organisées dans la transparence totale, le FIS s'accapare des plus grandes agglomérations et remplace les frontons "Par le peuple et pour le peuple" par "Baladia islamia".
S'ensuivent les grèves et les élections législatives. Encore une fois le FIS raffole la majorité des sièges dès le premier tour.
Bref ! Les objectifs du scénario des commanditaires des manipulations du 05 octobre sont atteints : Chadli démissionne ; une junte prônant la "légitimité historique" s'accapare du pouvoir, instaure le régime d'exception et procède à des arrestations arbitraires ; des groupes armés d'obédiences confuses poussent sur tout le territoire algérien ; Boudiaf est assassiné ; les leaders du FIS jetés en prison ; la guerre civile éclate : 200 000 tués, des milliards de dégâts, des milliers de disparus, des milliards de dinars disparaissent des banques, les compétences algériennes prennent le chemin de l'exil, l'Algérie est isolée sur la scène internationale, le pouvoir s'empresse de mettre la main sur le contrôle de toutes les richesses et les centres de décisions de la nation et se constitue en force "militaro-maffiosis-affairistes" ; il attribue des noms et des rôles à des marionnettes jadis rejetées par le peuple et il les présente comme "Socièté civile", "opposition", "syndicats" et "hommes de religion".
Fin du scénario ! La bataille est gagnée et le pouvoir a changé de main ; on suspend toutes les libertés et on appelle Bouteflika dont le charisme est incontestable à l'intérieur du pays comme à l'extérieur, pour exécuter le retour à la case de départ : "paix générale cette fois" est votée par le peuple en mettant à la poubelle le bulletin blanc (Pour dire OUI à la réconciliation, il fallait choisir le bulletin bleu, bizarre !).
L'Algérie reprend avec un seul parti à facettes ( FLN-RND-MSP) ; et comme jadis, une seule base populaire ONM-ONEC-UGTA-UNFA-UNPA-U...-U..., et l'ancien régime se rassoie et perdure et l'Algérien du peuple demeure esclave à servir les rois-méchants-durs et tente sur une bouée de rejoindre l'autre rive de la méditerranée, mais pour y arriver, il n'est point sûr !
aliloul | | 08/10/2008 |
/ fin de la page Algérie : le 5 octobre 1988 ou les compétences destructives //>
( assirem-alma
) / Beni Chebana
Bonjour à tous, d abord merci à aliloul pour cette synthèse d'avant et après 5 octobre
1988. L'armée des frontière a confisqué l'indépendance du peuple algérien en 1962;
après avoir pris le pouvoir par la force, le soulèvement d'octobre 1988 a été
récupéré par les islamistes! Après 20 ans de misère, de désordre le citoyen remarque
que les rentiers du pouvoir et les islamistes s'entendent à merveille pour piller le
pays.En conséquence il est temps que la mobilisation démocratique prenne le relais.Oui
même si l'indépendance et les événements de 1980, 1988 et de 2001 n'ont pas abouté à
l'idéal démocratique la jeunesses algériennes reviendra avec sagesse tôt au tard. |
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