TSA-ALGERIE rapporte sous le titre "Les positions honteuses de l’Algérie" au sujet de la Libye, que la position algérienne au sein de la Ligue Arabe concernant l'instauration d'une zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye pour protéger les civils contre les bombardements des milices pro Kadhafi a choqué l’opinion nationale.
Au moment où tout le monde s’attendait à ce qu'Alger s’aligne sur les points de vue des autres pays arabes pour sauver la population libyenne d’un massacre en règle, l’Algérie s’est alliée avec la Syrie, pays où il n’existe aucune démocratie, pour refuser la décision de la Ligue arabe. Cette position est venue renforcer les doutes sur le soutien, direct ou indirect, d’Alger au régime finissant du colonel El Kadhafi. Des semaines après le début du soulèvement populaire contre la dictature de Tripoli, la position officielle algérienne est restée ambiguë, ni pour ni contre.
Et là, j'intervient pour corriger le texte de TSA-ALGERIE. Ce n'est pas "ni pour ni contre" mais carrément la position algérienne est contre le peuple libyen.
L'Algérie est le seul pays qui aide intensivement Kadhafi : des avions transportant de l'armement et de militaires Africains (des mercenaires) circulent dès le début des événements entre la base de Tamanrasset et la Libye. Le Centre Opérationnel Militaire conjoint contre le « terrorisme » au Sahel créé en 2010 à Tamanrasset et réunissant l'Algérie, la Mauritanie, le Mali et le Tchad, est mis à la disposition de Kadhafi pour TUER son peuple.
La version officielle du clan familial de Kadhafi qualifie la révolution du peuple libyen comme étant une attaque attribuée à « El Kaida » . Un responsable de la nouvelle équipe issue des révolutionnaires installées à Benghazi, a affirmé, de sources internationales des mouvements de l’aviation, avoir à sa disposition la confirmation des déplacements d'avions entre le sud d'Algérie et les aéroports de la Libye.
Mais ceci est logique, les dictateurs sont souvent liés par des liens d’amitiés et s’aident mutuellement.
Dans le monde arabe, outre les monarchies du Golfe et le Maroc, les 4 dictatures restant, après que la Tunisie et l'Égypte se soient redressés, sont bien la Syrie, la Libye, le Yémen et l'Algérie. Et avec la Syrie, ce sont ces 2 autres pays qui ont fait opposition à la ligue arabe concernant la demande au conseil de sécurité d’une couverture aérienne protégeant le peuple libyen contre les bombardements de l'aviation du Capitaine Kadhafi (Le grade de "colonel", il se l'est attribué lui-même après son coup d'état de 1967).
Ce n'est qu'après la menace d'éclatement de la ligue arabe durant cette réunion du samedi 12 mars, que l'Algérie et le Yémen se sont rétractés et la Syrie s’est ralliée tout en exigeant des réserves.
Le Yémen et l'Algérie se ressemblent dans le fait qu'ils tolèrent l'opposition non représentative et « sans risque », des fois même créée sous leurs houlettes. Ceci leur permet de se dire "démocratique" en face du monde. Mais le régime de Ali Abdallah Salah ressemble aussi au régime de Kadhafi du fait que tous les hauts postes militaires sont détenus par leurs fils et à des membres de leurs familles.
La Syrie et la Libye se ressemblent aussi du fait qu'il n'y a aucune forme de démocratie. En Syrie, la Présidence s'hérite, tout comme le Caïd el Kadhafi et Ali Abdallah Salah qui préparaient leurs fils en successeurs aux trônes. Moubarak avait aussi ce projet pour son fils Djamel, mais la révolution des Égyptiens a emporté et Moubarak et Djamel.
Le cas d'Algérie ressemble à ces pays, sauf que Bouteflika n'a pas de fils à faire hériter, mais tous les postes à responsabilité, presque, sont détenus par des personnes d'une même région pour ne pas dire d'un même village.
Au niveau international, l'Algérie fait circuler la version de Kadhafi, celle qui veut que ce soit l'organisation de "EL KAIDA" qui l'attaque. Mais Bouteflika sait très bien que ça n'a rien à voir avec "EL KAIDA". D’ailleurs Kadhafi disait qu’il n’existait pas de terroristes dans son pays. Mais les responsables algériens savent, autrement, qu'une fois que le peuple libyen réussira sa révolution pour les libertés et chasser Kadhafi comme se fut le cas en Tunisie et au Égypte, se serait alors, inévitablement, le tour de l'Algérie.
Le peuple Algérien se détache de la position du pouvoir algérien et soutient ses frères libyens dans leur lutte pour la liberté et la justice.
Abelghani Texte recueilli du commentaire déposé ici
15/03/2011
/ fin de la page L\'Algérie aide Kadhafi à tuer son peuple //>
Le CNTRE appelle tous les chômeurs d'Algérie à converger à Alger PLACE DU 1 MAI pour organiser un SIT-IN de protestation ouvert jusqu'à la satisfaction des revendications, notamment celles relatives aux articles 55 et 59 garanties par la constitution.