Ce n'est pas un dépotoir, ni une brouille pour un brouillon. Vous avez des touches devant vous et vous les preniez pour une plume... Enfin c'est bon pour ceux qui veulent faire un essai et une tribune libre pour les experts en analyses culminantes !
De l’état de la nation, le patient d’El Mouradia ne semble pas en bonne forme. Et ce n’est plus le ministre d’État, Abdelaziz Belkhadem, représentant personnel du président de la république, qui est délégué pour lire ses messages. Mais il semble que c’est son conseiller à la Présidence M. Mohamed Ali Boughazi qui est en charge de cette besogne.
D’abord le 19 mars, Ali Boughazi disait que Bouteflika (cqmsmsc) a dit « La levée de l'état d'urgence sera une nouvelle page ouverte sur la voie des réformes globales ». Mais va-t-on cesser de mentir au peuple : comment peut-on prétendre avoir levé l’état d’urgence et continuer d’interdire les marches pacifiques à Alger ?
Puis, lors de la rencontre sur l’industrie des énergies renouvelables, ce même Boughazi disait encore que Bouteflika (cqmsmsc) a dit : « que les pouvoirs publics viennent d’autoriser la mise en oeuvre d’un important programme de promotion des énergies renouvelables » et d’ajouter que ce programme « nécessite d’importants investissements et permettra d’économiser près de 600 milliards de mètre cubes de gaz sur une période de 25 années », soulignant que la nouvelle politique énergétique nationale « sera accompagnée du développement d’une industrie de sous-traitance locale dans les énergies nouvelles et renouvelables, à même de créer des dizaines de milliers d’emplois à haute valeur ajoutée durant la décennie ».
Des dizaines de milliers d’emplois à haute valeur ajoutée durant la décennie ? Ne peut-on pas être plus clair en donnant un chiffre obtenu à partir des itérations prévisibles et dire « combien » puisqu’il s’agit du développement d’une industrie de sous-traitance locale ? Espérons que ce ne sont pas des paroles en l’air. Car comment une industrie que nous savons par avance qu’elle nous permettra d’économiser 600 milliards de mètre cubes de gaz, reste-t-elle vague et ne précise pas avec quels moyens humains compte-t-on y arriver, pour, au moins, former nos jeunes et préparer des effectifs qualifiés pour ces futurs employés ?
Comme de tels programmes imprécis de projection de l’Algérie vers le futur, nous connaissons celui du métro d’Alger, tragique pour l’économie algérienne, programmé dans les années 80 et qui ne roule pas encore !
Mais revenons à Belkahdem : tout le travail de cet homme et ses interventions concernent le remue-ménage du FLN. L’État algérien Paye-t-il un ministre pour diriger un parti politique ?
Dans sa dernière déclaration concernant le candidat FLN pour les présidentielles de 2014, Belkhadem ne pouvait pas être plus clair : « BOUTEFLIKA (cqmsmsc) » assura-t-il. Ce devrait être le fait d’un lapsus commis par inadvertance et il n’avait pas exactement ce nom au bout de ses lèvres. Ce n’est certainement pas « Feu Bouteflika (cqmsmsc) » qu’il voulait dire, mais c’est sûrement « Abdelaziz » et sans préciser lequel !
Du côté d’Oran, les militants de ce parti trouvent que « cette déclaration a été faite au moment même où l’Algérie vit au rythme de la grogne sociale et des actions menées par les revendicateurs de changement ». Et accusent Belkhadem, peut-on dire, de magouilleur ayant « bradé le FLN aux hommes d’affaires ».
Son compère Ahmed Ouyahia, qui avait bénéficié pour autant « des réalisations acquises depuis l’indépendance » sur les cadavres des Algériens des années 90, roule de travers ses moustaches et se voit dès à présent au sommet de l’État. Dans l’émission « Hiwar Essaâ », il paraphrase le Président français Valery Giscard d’Estaing sur le « destin d’un homme ».
Le reste de la classe politique Algérienne s’active en désordre certain. Mais elle se réunit sur le constat que l’ère de la deuxième République a sonné. Il est temps de passer d’un pays politiquement en l’état de décharge publique puant de partout la corruption ; l’injustice ; le faible rendement des richesses du pays et la déperdition de sa jeunesse… à une Algérie forte. C’est le moment de remettre le pouvoir au peuple. L’Algérie ne peut avancer que par la mise en place d’une vraie démocratie caractérisée par une constitution durable et inviolable ; la séparation des institutions de l’État et du pouvoir issu des urnes ; des élections sous contrôle impartial et transparentes ; une justice indépendante ; des droits sociaux égalitaires ; la liberté d’expression sans exclusion ; le respect des droits de l’homme…
Quant au peuple : qui se tait, qui bouge, qui se meuve, qui s’aligne et qui fait l’éloge du diable… mais tous observent et personne n’exclut un éclatement populaire généralisé très prochain appelant au changement !
Par ailleurs, le Mouvement Algérien des Officiers Libres de l’ANP déclare dans son dernier communiqué du 18 février 2011 : « La situation conflictuelle par laquelle passe l’Algérie au milieu des facteurs régionaux et mondiaux environnants ne laisse pas de choix aux hommes d’honneur de l’ANP sauf celui de prendre leurs responsabilités avec courage et détermination afin que l’ANP soit prête le moment venu pour protéger le peuple dont les jeunes masses refusent tout tutorat et défendre nos jeunes contre toute atteinte armée par tous les services de sécurité afin de permettre au peuple de réaliser ses aspirations légales à un avenir meilleur en toute liberté. »
Enfin, « cqmsmsc » veut dire : celui qui a mis sa main sur le coran, jurant devant Dieu et le peuple en 1999 et en 2004 qu’il respectait la constitution en vigueur limitant ses mandats à une seule réélection et qu’il n’a pas respecté ce serment.
aliloul
05/04/2011
/ fin de la page Algérie : l’état de la nation //>
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Commentaire Posté par : Bouname ( Contacter ) - 09/04/2011
Enfin, l'Algérie à de braves hommes d'honneur qui, au sein de l'armée, veulent rendre ce qui appartient au peuple, au peuple ! Et une "Armée Populaire" ne peut se traduire que par "l'armée du peuple". Il serait abject et immoral qu'elle soit un outil utilisé pour opprimer le peuple par certains vieux caporaux issus de l'armée française et devenus des généraux de l'ANP liés au clan au pouvoir, celui des politico-affairistes qui ruinent l'Algérie.
J'aurais aimé que l'organisation " Mouvement des Officiers Libres de l'ANP" formée de ces jeunes fils de la nation, de grande valeur sur le plan de l'éthique, instruits et issus de culture de nobles familles, officiers et soldats, porterait l'appelation de l'Armée de Libération Nationale" (ALN) car le peuple algérien a tout simplement changé de colons et sa libération s'impose de nouveau. Même, le colonisateur d'hier, malgré ses massacres commis contre notre nation (les indigènes), n'a pas été jusqu'à créer une Principauté du côté du Club des Pins, interdite aux Algériens du peuple. Déjà dans chaque ville algérienne, il y a des cités interdites au enfants du peuple, avec caméras de surveillance et agents de sécurité armés !!! De l'apartheid dans le pays du million et demi de chahids ?
Réponse Postée par : حكيمة ( Contacter ) - 12/04/2011
عيب عليك يا si gus أن تمجّد أفعال الطاغية مثل القدّافي، قاتل أبناء وطنه بالمدافع بمجرّد أنهم خرجوا في طلب الحرية و العدل و الإنتفاع بالأموال التي تصدرها أرض أجدادهم و ليس تفتيتها هداية لملوك التريبنة الإفريقية ليعينه "ملك ملوك إفريقيا" و اللعب بها من طرف أبنائه في الملاهي الأوروبية,
نعلة الله على من لا ملّة الرحيم في قلبه، فإن كنت مريضا، فعليك بطبيب نفساني، و عفى الله شعب الجزائر و جنّبه من أمثالك، فالخبث منك قد انتشر و ما من حدّ حدوك قد ينتحر و بقى شباب قومي لينتصر.
Commentaire Posté par : Abdelhgani ( Contacter ) - 14/04/2011
Les journaux algériens rapportent que Belkhadem saute du coq à l'âne : Ce n'est pas encore le moment de parler des présidentielles "Bouteflika a encore 3 années devant lui" aurait-il dit et changé ses déclarations maintenant.
Mais ce qui vient de ce malicieux, c'est cette façon de jouer la politique de la diversion : pendant que le peuple veut un changement profond en Algérie afin de remettre cette nation sur la voie d'un pays démocratique et non une patûre pour seigneurs, changement qui ne peut-être que la chute du pouvoir, le re-voici qu'il parle lui aussi de "changement", mais pour ce caméléon de la politique qui se permute de nationaliste à islamiste, à libéral..., il crie aussi qu'il est temps de "changement en Algérie". Mais pour lui, il s'agit du changement du gouvernement.
Autrement, changer Moussa-El-Hadj par El-Hadj-Moussa !
Il est temps pour le peuple Algérien de mettre fin à ces alliés de la ploutocratie tels Belkhadem et Ouyahia en appelant à leur "FIN" au pouvoir.
Les organisations des manifestations et des sit-in en Algérie qui se poursuivent en petits groupes insignifiants pour faire des événements importants méritant fait d'actualité du pays, quelque soit leur motifs, elles doivent cesser d'être menées séparément en se conféderer dans un bloc qui manifeste ensemble et le même jour.
Face à un pouvoir fort de ses 200 0000 policiers qui le protège contre le peuple, il faut des masses !
Syndicats, associations, partis politiques, chômeurs, étudiants... doivent agir en même temps et le même jour pour rompre ce dispositif policier qui quadrille la capitale.
Les estimations parlent que le pouvoir positionne 6 policiers pour un manifestant. Il est temps de renverser la vapeur et de se réorganiser. Il en faut 10 manifestants pour vaincre un policier bien protégé et armé !