Le vent de Novembre

En ce jour du 1° novembre 1954, des Algériens de ce peuple ont lancé le combat contre l'occupant par les armes pour rendre la dignité à ce peuple. Et c'est aussi ce peuple qui a arraché sa liberté, après son refus de la domination coloniale. Il a voté en masse, OUI pour une Algérie indépendante. C'était sept ans plus tard, le premier juillet 1962.
'Ammi Soudani, c'est son nom de guerre, essaie de me faire rappeler comment a-t-on agi pour déclencher la révolution Algérienne. Il me rappelle que c'est le peuple qui l'a déclenchée et elle a donné le 1e novembre 1954. Pour se rendre au marché avec son père, agriculteur de son état, ils devaient emprunter tout le détour du quartier des colons pour arriver au marché, alors qu'une rue leur suffisait.
"C'est le cumul de l'injustice." me disait-il... et terminait chaque phrase par "Mon fils". Mais il revient sur la question de combien de chahid a-t-elle fait la guerre d'Algérie et il soutient le "un million et demi" et "même plus" ajoutait avec fierté !
Discuter avec un moudjahid fait apprendre beaucoup aux nouvelles générations. Quand il trace les mouvements du groupe auquel il appartenait et leurs traques par l'armée coloniale, on a l'impression que le peuple et les moudjahiddines étaient une unité et qu'il n'y avait pas de distinction. Il me raconte les douars, les accrochages et les punitions collectives.
Le cas de douars rasés pour le fait d'avoir nourri et hébergé des moudjahiddine était une règle qui a sévit dans tout le pays. Ce qu'advenait de ces populations déportées était aussi choquant. Le cas de l'une des tribus chassées de ses terres, me renseigna-t-il, s'est approchée d'une ville et vivait dans de sortes de "grabas" sales, des murs "un mélange zinc, bois, terre, halfa", sans eau, ni rue et aucune intimité. Par la suite, ce sont les légionnaires qui ont caserné à côté.
Je dis à mère Algérie, compter les Chouhada, c'est le coût de la dignité du peuple Algérien ; compter les moudjahiddines et les enfants des chouhada, c'est compter le peuple. Mais faire un décompte, c'est qu'il s'agisse d'un faux compte. A l'indépendance, l'Algérie était peuplée de 11 millions de Moudjahid et qu'importe, reconnus ou pas.
Et si on notait sur chaque fiche du "moudjahid signalé" ses faits d'armes, nombreux seront ceux avec mention "R.A.S" ou une croix rouge d'alerte. Et tous les enfants du peuple, de ce Djihad, ils ont subi les affres de la guerre et on disait du peuple et pour le peuple.
Vive l'Algérie de 1 millions et demi de Chouhadâe
Et vive l'Algérie de 35 millions d'enfants de chouhadâe et des moudjahiddines.
aliloul
|
.Message Posté par : zara ( Contacter ) - 28/10/2008
Nous fêtons le 1 novembre tout en faisant une prière pour nos chouhada. Gloire à nos martyrs. c'étaient des gens qui croyaient à la liberté et j'espère que nous y parviendrons avec un peu de patience.
|
.Message Posté par : Sessa ( Contacter ) - 29/10/2008
merci pour tout ce qui est dit ici moi j'ai partagé ma mère avec un enfiant de chahid de père et de mère. Elle lui a donné le même temps que moi et la meme force pour nous élever. Nous avions le même âge et on a grandi comme des frères. Avant l'indépendance, j'avais 7 ans et je me souviens des raffles, ces militaires qui rentraient chez nous en poussant de leurs pieds la porte, en nous faisant lever de notre sommeil tous, nous regardaient comme si nous étions des hommes, en mélangeant tout en versant ce que contenaient les boites, les cartons, les sacs au milieu de la chambre, farine sucre, café. et le souvenir que je n'oublierai jamais, c'est les "saliganes" ces sénégalais qui montaient la garde sur chaque coins de notre maison. Il est vrai que tout le peuple a subi le meme traitement pour faire parti d'une algérie sans distinction.
|
.Message Posté par : mansour ( Contacter ) - 29/10/2008
A mon avis, cette histoire de "fils de..." doit être banni du paysage algérien. Les fils de mondjahid réclament l'Algérie. Je suis d'accord avec l'auteur de ce texte pour dire avec lui que tout le peuple algérien a été combattant et moudjahid. Ceux qui portaient les armes n'ont pas souffert seul et autant que les civils qui devraient de leur maigres revenus et leur sueur, de leur traitement indigne par le colonisateur, de leur front commun avec les moujahid, soutenir la révolution. c'est aussi di jihad. Mais même, l'homme, le vrai homme ne dit jamais " mon père était... " mais l'homme est celui qui dit me voici et ne s'approprie pas la gloire de nos chouhada comme on dit des autres qui voulaient s'approprier l'ilslam et du natinalisme. Comment peut-on croire que dans un pays, il y a tant de moudjahid et tant d'enfants de moujahid, les autres, les millions d'Algériens sont-ils des traitres?
|
.Message Posté par : rahmouna ( Contacter ) - 30/10/2008
Nous allons souvent jouer devant le mrabet Sidi Rahmoun, un petit espace pour respirer l'air que respiraient nos aïeux. Seule une minuscule mausolée avec koubba reste debout. Du haut du douar sur le bas du flanc de la montagne, un village en ruines. Certains murs encore visibles donnent un sens de la structure et de l'enracinement des habitants qui y ont séjourné. sinon, il ne reste plus rien, à part les branches des figues de barbarie qui couvent le tout. Ils étaient une seule famille mais portaient plusieurs noms du fait de la déstructuration de la société algérienne par les stratèges coloniaux. Je descend de cette lignée et je sais qu'ils sont 7 arrières grands-pères du même père car nos oncles sont encore du nom que je porte, trois familles. Les quatre autres portent des noms differents mais s'interpellent en cousins et ils ont concervé quoique, les liens familiaux.
Ce lieu était un refuge pour les cambattants de l'ALN. Mais raffles sur raffles et le village s'est vidé de ses habitants. En regardant ce que reste du douar, il ressemble aux débrits d'un pillonnage.
Ce que je veux dire... Chouhada, moudjahidine ont été certainement tous les habitants de ce douar. Cependant je ne connais presque pas d'oncles qui possedent une carte de moudjahid, mais quand ils discutent de la taoura, ils racontent comment ils ont été conduits attelés par des cordes de leur village jusqu'à la SAS pour être interrogés. Je rejoins un peu le sens de aliloul en ce qui concerne le nombre des moudjahidine. Il faudrait ajouter des douars, des villages et des villes entière dans le comtage.
|
.Message Posté par : claudeartiste ( Contacter ) - 30/10/2008 Site / Blog: blonde tu étais
Si l'on regardait la vie de maintenant l'avenir de Cheria si l'on parlait de ces belles réalisations au lieu de ressasser cette guerre horrible Mais pour les deux camps l'hymne national le drapeau c'est très bien il ne faut pas oublier la mémoire est importante Mais des comptes rendu, d'activité les améliorations de la vie des habitants les joies c'est bien aussi ne croyez vous pas ? amitiés claudeartiste
|
.Message Posté par : farida ( Contacter ) - 31/10/2008
En voilà un nostalgique de l'Algérie françoise. On a d'autres moments pour parler des joies et des bonheurs. Ici on se parlent entre Algériens, on discute d'un évenement, le 1 novembre 1954, celui qui a permis à l'Algérie de recouvrer son indépendance, et comme nous sommes, nous le somme sous ce drapeau et gloire à nos martyrs.
|
.Message Posté par : Missoum ( Contacter ) - 31/10/2008
Je voudrais que mon patriotisme égalisait celui de ce moudjahid prêt à donner sa vie pour son pays, son peuple et sa dignité. Mais je ne me sentirais pas fier si j'étais ce chahid et je revenait inspecter, en 2008, mon Algérie et la retrouver un instant. Cette Algérie pour laquelle ce chahid a donné sa vie est encore sous "domination de l'homme par l'homme", comme si "El 'aHed" (la parole) donnée aux chouhada était que piètre arnaque, mensonge, hypocrisie et tromperie. Cette fois ce n'est plus le colon, celui-là a bien été vaincu. Mais cette fois-ci ce sont des Algériens qui les ont remplacés. La hogra barre encore la route. Même, des classes d'aristocrates se sont constitués comme l'étaient les bachagas et autres. Hchouma.
Les enfants du peuple que nos nouveaux maitres écrasent et les poussent à prendre la mer pour fuir l'injustice feraient appel à l'arbitrage de nos chouhada.
A l'époque de Boumediene on se disait encore contre "la domination de l'homme par l'homme". Où sont passés ces principes qui faisaient de l'Algérien un brillant citoyen.
|
.Message Posté par : assirem-alma ( Contacter ) - 31/10/2008
Merci ALILOUL d'être parmi ceux qui ont cassé le tabou de cette histoire de moudjahidines et les enfants de chouhadas. Gloire à un million et demi de chouhadas, que DIEU les accueille dans son vaste paradis. Et vive 35 millions d'enfants de chouhadâe et des moudjahidines. Le reste est une fourberie pour un régime en panne d'idées qui veut durer et durer encore!
|
.Message Posté par : mustapha ( Contacter ) - 21/01/2009
pour ma part j estime que le passe appartient a l histoire alors ensemblent depassons nos differents et oeuvrant pour que vive l algerie sas rencune
|
|