Ce n'est pas un dépotoir, ni une brouille pour un brouillon. Vous avez des touches devant vous et vous les preniez pour une plume... Enfin c'est bon pour ceux qui veulent faire un essai et une tribune libre pour les experts en analyses culminantes !
Algérie : les ordinateurs du ministère de l'intérieur seraient truqués !
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Le quotidien El-watan du 12/01/2012 rapporte le témoignage d'un électeur algérien : Azzedine est originaire d’un quartier populaire situé sur les hauteurs d’Alger. Lors de la présidentielle de 2009, il avait opté pour l’abstention. Ce geste est pour lui un acte politique exprimant sa désapprobation. Son père a, en revanche, voté. Inscrit sur la liste électorale de la commune d’El Biar, le patriarche de la famille était le seul à avoir donné une voix à un candidat en lice. Sauf que le père de Azzedine est décédé bien avant le jour du scrutin. «Un voisin, agent dans un bureau de vote, m’a appelé pour me dire que mon père a déposé un bulletin dans l’urne», assure-t-il. C’est un cas parmi tant d’autres, qui illustre que le fichier électoral n’est pas fiable, comme le prétendent les responsables du ministère de l’Intérieur.
Mais enfin, le fichier électoral, point de départ de la fraude, peut-il lister quatre millions de nouveaux électeurs ?
Le nombre d’Algériens nés entre 1991 et 1994 dépasse seulement, en 2012, les 2 millions à raison d’une moyenne de 700 000 naissances au cours de ces années. D’où vient le chiffre de 4 millions avancé par le ministère de l’Intérieur ? Les différentes commissions de contrôle des élections n’ont jamais eu droit de regard sur la confection du fichier électoral. Confirme le quotidien.
Et nous voilà donc avec un Président de la république qui crie à celui qui veut l'entendre, que les prochaines élections du printemps 2012 seraient transparentes et en présence des observateurs étrangers, notamment, de la communauté européenne, de l'union africaine, de la ligue arabe, du conseil islamique... Mais pourquoi faire, Monsieur le Président, quand les jeux sont pipés dès le départ et que ces observateurs n'ont pas de droit de regard sur les listes électorales ?
De même, comme il existe un point de départ de la fraude à l'amont des élections, il existe aussi une fraude, plus importante, à l'aval du processus : peut-on faire confiance à Ould Kablia, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales ? Celui-là qui, du haut de sa mainmise sur le processus et les moyens, et qui, à la place d'afficher sa neutralité du fait de la mission publique à sa charge, il assure à travers les médias d'état qui devraient être ouverts à tous, que "le triomphe des islamistes en Afrique du Nord ne verra pas le jour en Algérie. La victoire des islamistes aux prochaines élections législatives est écartée". Et ce ne sont pas là des propos d'un simple analyste politique, mais bien de la conviction d'un baron du pouvoir et qui sait de quoi il parle. Mais aussi des propos plus offensants ont été "promulgués" par le premier ministre Ahmed Ouyahia. "Il faut l'apport d'un miracle pour que les islamistes triomphent." aurait-il dit.
Nenni, quand transparence il y a, c'est sur la supervision du déroulement et le contrôle des moyens, comme par exemple, le contrôle du circuit des flux informatiques qui produisent les résultats des élections.
Comme l’informatique permet à l’amont de nettoyer les bases de données en supprimant les doublons, les décédés, ceux qui ont déménagé, ceux qui ont quitté le territoire national et ceux qui n’existent pas ou n’ont pas l’âge pour voter…et ainsi, mettre à la disposition des électeurs des listes épurées, claires et honnêtes ; l’informatique, à l’image de nos administrateurs, permet aussi qu’on le corrompt en altérant ses programmes pour la fraude numérique et la manipulation des chiffres. Les ordinateurs sont des instruments qu'on peut régler facilement pour la triche. L'exemple le plus simple, très utilisé par les comptables au moment de la saisie, c'est celui qui consiste à renverser l'ordre des chiffres. En 1988, Chadli Bendjedid a été élu par 18 % des suffrages exprimés, la commission chargée de superviser ces élections avait annoncé alors le taux de 81% ! Sans doute avait-elle lu ce résultat sur l'écran d'un PC sans plus, et peut-être même en présence des observateurs sans qu’aucun ne s'est aperçu du renversement de l'ordre des chiffres. Comment peut-on expliquer le rejet par le peuple du système du fait des émeutes de 1988, de la rafle des sièges des assemblées des APC et des wilayas par le FIS... et paradoxalement, un vote à 81 % pour le candidat de ce système ? Mais quoi de plus simple, quand tous les logiciels de comptabilité sont dotés d'une matrice Excel, connue pour être facilement falsifiable.
Il s'agit tout simplement d’insérer une fonction dans le tableur ou de l'introduire comme macro dans le processus. Il n'y a pas magie que d’écrire en langage informatique la formule qui sépare les chiffres d'une cellule, les compare et les permute du plus grand au plus petit.
Rien ne nous indique que les ordinateurs du ministère de l'intérieur et des collectivités locales ne soient pas truqués.
Avant d'amener ces observateurs étrangers et s'acquitter des coûts de leur "recrutement" pour l’événement, l'opposition en Algérie devrait exiger un droit de regard sur tout le processus électoral, du début jusqu'à la fin, on s'aidant des experts en la matière. En 1991, lors des élections législatives que le FIS avait gagnées et puis annulées du fait du coup d'état des militaires, l'outil informatique du ministère de l'intérieur ne pouvait jouer aucun rôle déterminant sur les résultats. Le comptage des voix issues des urnes s'est fait manuellement sur place dans le bureau de vote. Ainsi, aucune alternative pour la fraude post-élection n'était possible. Faut-il revenir à la loi électorale de 1988 ?
Il importe peu que nous ayons une opposition en Algérie, car comment peut-on se dire "opposition" et qu'on ne s'oppose pas ? Des acteurs payés pour jouer le rôle d'opposants dans un système fabriqué ?
Le rôle des observateurs étrangers est celui qui consiste à appuyer l'approbation des élections sans plus. Ils n'ont pas le droit de regard sur le processus, ni à l'amont, ni à l'aval.
Et même une abstention visible à l’œil nu, est falsifiable.
aliloul
14/01/2012
/ fin de la page Algérie : les ordinateurs du ministère de l\'intérieur seraient truqués ! //>
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Commentaire Posté par : farid ( Contacter ) - 14/01/2012
bonjour Aliloul,
Avez-vous entendu parler de cet homme algérien, qui a vu voter son père en 2007, alors que ce dernier était mort bien avant les élections ?
Les marionnettes du pouvoir sont au commande pour nous leurrer, mais par pitié faites un effort pour au moins le faire avec classe
on va voir tous les prochaines élections : il paraît que le gouvernement a trouvé une parade aux fraudes, attention c'est de l'inédit : urnes transparentes !!!! J'ai mal au ventre de rigoler tout seul comme ...un algérien.
Commentaire Posté par : Benido ( Contacter ) - 14/01/2012
Bonjour aliloul et farid,
farid rigole, sombre, prend des coups de colère, se remet à la sagesse... Au fait, moi je suis sûr qu'il est Algérien. OK pour les urnes transparentes et pour faire mieux des bulletins transparents et des électeurs nus(es), qui sait ce qu'ils cachent sous le seroual ?
Mais quant à cette problématique d'une élection transparente, elle sera tout sauf transparente.
En plus d'un nombre d'électeurs qui dépasse le nombre d'Algériens en mesure de voter, de ces ordinateurs truqués et corrompus comme leurs administrateurs, il y a aussi une sérieuse arnaque attribuée aux partis du pouvoir : les inégalités dans le découpage administratif des circonscrïptions électorales. Le FLN au pouvoir depuis 1962, connait bien où se trouvent ses fidèles, alors il n'a pas trouvé mieux que de confectionner un découpage faisant des ilots de ceux qui lui sont proches des circonscrïptions, comme par exemple, dans les grandes villes, en regroupant les quartiers susceptibles de voter FLN. Mais le gros de l'arnaque vient des régions lointaines ou déshéritées, comme les nomades des hauts plateaux et les oasis du tréfonds sud du Sahara. Dieu sait de ces nomades où doivent-ils se trouver au moment des élections, et de ces lointaines contrées du désert, si vraiment il y a eu vote ou tout simplement c'est le cheikh ou le poste militaire d'à côté qui a décidé pour eux... Les écarts sont énormes et l'APN se trouve ainsi avec des députés FLN représentant moins de 4000 Algériens et venant renforcer le parti du pouvoir et pour les autres il en faut 70 000 et plus !
La restructuration de FLN devenant une succursale d'hommes d'affaires qui ont en main toutes les clefs des coffres de l'Algérie, une grande foire nationale de vente de sièges de l'APN est déjà à l’œuvre. Qui interpelle ses ouvriers à voter FLN ou RND, qui alimente les zaouïas en couscous moutons et veaux à tête henné pour des cérémonies se terminant par "yahya sidna" et qui est exempt de travailler et reçoit un salaire, chargé de table en table dans les cafés, présageant des ogres si on ne votait pas FLN et consort.
Mais un internaute a dit que le peuple algérien n'est pas dupe.
Commentaire Posté par : farid ( Contacter ) - 17/01/2012
Bonjour Benido,
Zut ! C'est encore pire que ce que je pensais ! Donc mon vote blanc ou pas de vote du tout mène tout droit dans l’impasse, pire pourrait bien servir ceux qui disent craindre une forte abstention, ! Si seulement ils mettaient leur compétences manipulatrices au service du peuple.
Alors quoi faire ? Peut être rien et attendre de voir si les révolutions ont déviée la politique algérienne dans le bon sens ? Après tout l'Algérie y gagnerait en stabilité, tant vantée par Mme Clinton. Bizarrement le FMI au contraire dénonçait un manque de stabilité politico-économique. Mais bon, on avait tous bien compris que c'était une fleur empoisonnée que Mme Clinton avait fait à Meldeci.
Les jeunes Sahraouis, s'étaient réunis à Tamanaraset, issus de tous les pays limitrophes pour discuter du problème sahraouis et trouver des solutions pacifiques. Hier, ils réunirent devant le siège du Polisario pour dire à Mohamed Abdelaziz dégage, pacifiquement. Ils ont été apparemment violemment réprimé. J'aimerais bien avoir une sortie sur le Pacifique pour les intérêts de notre nation, mais là je trouve que c'est trop. J'y comprends pas grand chose à ce problème, mais il ne faudrait pas, encore une fois que l'Algérie soutienne un Ben Ali bis au Sahara au risque de tout perdre, y compris le peu de crédibilité qui reste à l'Algérie.
Commentaire Posté par : Ammi Ali ( Contacter ) - 18/01/2012
Bonjour tout le monde,
J'ai posté ce texte ailleurs qu'ici, alors qu'ici c'est sa bonne place. Je fais de la tautologie
Un penseur a dit "Mettez à ma disposition l'armée, les banques et les télés d'un pays et me voilà président de ce pays très certainement."
Il en est ainsi en Algérie, Belkhadem, président du FLN, est payé par le trésor public en tant que ministre d'état sans aucun travail pour l'état, il vient bégayer au moins une fois par semaine sur les ondes de nos moyens de communication, et même un bégayeur, quand il fait redondance, est mieux que celui qu'on ne voit jamais. C'est l'"effet de l’image". Même le détergent qui salit le linge, quand il est vanté par des panneaux publicitaires, se vend mieux que l'autre qui ne fait pas de publicité mais qui nettoie beaucoup mieux, moins cher et fournit de la douceur.
Tout en premier, l'arnaque qui a du poids et constitue la grosse fraude des partis au pouvoir est bien cet abus que leur accorde la télévision algérienne et privant les autres partis.
Bien entendu, le pouvoir va mettre, à l'approche des élections, de simulas de programmes d'attribution de l’antenne avec des minutes très précis pour chaque parti. Où est l'égalité, car l'égalité est bien le but des élections transparentes, quand les uns meublent la télévision et les autres ont leur dit durant quelques jours, voilà pour vous : 3 minutes, 4 secondes !
Basta. Seul la rue peut mettre ce pouvoir à genoux du peuple, comme c'est le cas en Tunisie et en Égypte...
Je me demande aussi comment ces observateurs de l'union européenne acceptent de jouer ce jeu ? Est-ce que par ignorance effective, où sont-ils là aussi pour balayer les revendications du peuple algérien et préserver la domination de l'Europe sur les richesses de notre pays et leurs intérêts ?
Commentaire Posté par : zoubiri ( Contacter ) - 29/01/2012
tu as raison camarade, aujourdhui l'ENTV a montré trois partis de l'opposition qui appartiennent au pouvoir, ceux qui mettent le portrait du Bouteflika, aussi président du fln, derrière eux dans de silulacres de mettings. Mais porquoi ils ne parlent pas des autres comme Djaballah qui a tenu le congré de son nouveau parti, il a attendu des mois pour que son parti soit reconnu. Gugez-en, il n ' y a qu'un pouvoir hypocrite qui attend la veille des éléctions législative pour autoriser les nouveaux partis. El khamadj.
Commentaire Posté par : Hakima ( Contacter ) - 11/02/2012
Hi, aliloul, bonjour,
Il parait que ces maitres de l'oligarchie algérienne au pouvoir passent par ce site pour décider.
A ta question " Faut-il revenir à la loi électorale de 1988 ?", le Président de la république répond "OUI", le comptage des voix issues des urnes se fera alors sur place dans les bureaux de vote et en présence des représentants des partis engagés. C'est ce qu'il en ressort de son petit discours dans lequel notre Bouteflika annonce que les législatives auront lieu le 10 mais 2012. Shab el FLN et consort n'auront plus de possibilité de traficoter...
Reste à savoir ce que les magistrats de notre justice vont montrer de leur impartialité.
enfin à voir le Président Bouteflika dans son état de santé de souffrant, ceci me donne une idée du pourquoi au Sénégal les opposants à ABDOULAYE WADE manifestent avec des pancartes sur lesquelles on peut lire "NON AU PRÉSIDENT CROQUEMORT"
Allez les vieux dégagez, vous avez fait de l'Algérie une poubelle et vous pestez l'odeur nauséabonde de la corruption.