/ ip = 55.166.118.198 date: 01/05/2009 13:08:57 //>Algérie / premier mai, bon réveil les travailleurs Algériens ! | | . |
Ce serait insultant au travailleur Algérien que de lui souhaiter « Bonne fête ! » à l’occasion de ce 1e mai. Et quel triomphe va-t-il célébrer pour compter cet événement dans le palmarès de sa réussite et le fêter ?
Quand on sait qu’en Algérie, le travailleur n’a aucun droit, même pas celui de s’organiser en syndicat comme le prévoit toutes les conventions internationales, on aurait tout à penser que le travailleur fasse partie des pièces de l’échiquier social qui n’ont aucune valeur, aucune considération et poursuivant des leurres du pouvoir visant uniquement à le soumettre et à détruire sa personne et sa dignité.
La loi algérienne elle-même lui confère dans son volet relatif à « la Relation du Travail », le droit de s’organiser librement en syndicat. Mais respecte-t-on les lois en Algérie ? Des travailleurs ont été licenciés, malmenés par les services d’oppression, emprisonnés ou forcés à l’exil… et ce, du seul fait de l’exercice syndical et les entraves délibérées à ce droit, voir des abus dressées par le pouvoir et sa machine graissée pour écraser tout ce qui s’oppose à la vision de domination planifiée par les nouveaux maîtres de notre pays.
A-t-on le droit en Algérie de créer un syndicat libre des travailleurs ? Un prolétarien avisé ridiculise même sur cette question, car un syndicat ne peut être que libre ! Ceci nous amène alors à aller droit au sujet : l’UGTA n’est-elle pas un syndicat ?
Nous répondons par la négative. NON, l’UGTA n’est pas un syndicat des travailleurs.
Que le pouvoir algérien l’appelle « syndicat » et l’embellit encore en l’imposant comme « Centrale syndicale », ceci fait partie de l’ensemble des cafouillages dans lesquels ce pouvoir baigne le peuple en usant des médias de l’état détournés à 100% dans la falsification de la réalité et servant uniquement à faire l’éloge de la caste dominante.
Mais dire de l’UGTA : « le syndicat des travailleurs », là nous avons besoin de se retenir un moment. Il l’était, oui, du temps de Aïssat Idir, rahimahou allah, et c’était quand le syndicalisme donnait de valeureux chahids de la cause du travailleur et de la nation. Mais parlant de l’UGTA en tant que syndicat des travailleurs post-indépendance, il ne l’est plus depuis. Son rôle s’est renversé. Ce ne sont plus les revendications des travailleurs qui font sa raison d’être et sa lutte, mais réduire au silence toute manifestation revendicative au profit de la classe dominante et des employeurs, telle est sa mission d’aujourd’hui. En d’autres termes, une centrale d’agents à la solde du pouvoir.
Dans les pays où les syndicats représentent des travailleurs, nous lisons de leurs nouvelles à l’occasion de ce 1e mai. Partout dans le monde, ce sont des appels à manifester contre la cherté de la vie, pour la revendication salariale, contre les licenciements et le refus des entraves à l’exercice et à la liberté syndicale…
Autrement un syndicat qui applaudit le pouvoir et le conforte dans sa domination n’est d’autre qu’une organisation fantoche menée par des félons à la cause du travail et des travailleurs.
Travailleuses, travailleurs Algériens, réveillons-nous de ce long coma et prenons le combat de notre dignité bafouée en main. Il est temps que nous nous souhaitions à l’occasion d’un premier mai : « Bon réveil ! » avant de parler de fête et disons « NON » à ce régime qui engendre des très et trop riches jusqu’à posséder des banques et contrôler des secteurs vitaux de la nation, et un peuple qui œuvre de sa foi mais toujours aussi pauvre.
Il est temps aussi que les travailleurs, en masses, occupent la rue !
L.R.
| | Réactualisé le 01/05/2011 |
/ fin de la page Algérie premier mai, bon réveil les travailleurs Algériens ! //>
.Message Posté par : hakima ( Contacter ) - 01/05/2009
bonjour et bon reveil à tous les travailleurses et travailleurs Algériens. Qui dit travail dit aussi inspection du travail et où sont-ils les inspecteurs du travail quand tout le secteur privé qui étouffe les travailleurs sans être inquièté? Pas de syndicats, pas d'assurance, pas de congés, des horaires de travail des fois allant jusqu'à 16 heures par jour enfin aucun droit. Il est bizarre que de voir de simples agents de l'inspection du travail rouler avec des voitures neuves ! Le travail en Algérie, c'est lui qui fait ou qui ne fait pas l'Algérie et c'est aussi la richesse la plus ignorée et aucun interêt ne lui est accordé par les autorités. Reveillons-nous pour faire un demain de femmes et d'hommes dignes de l'être !
|
.Message Posté par : assirem-alma ( Contacter ) - 01/05/2009
Bonjour à tous, "Il ne s'agit pas de construire une quelconque théocratie aujourd'hui révolue. L'état algérien sera un état DÉMOCRATIQUE et SOCIAL." plate forme de la soumame Aout 1956. Cela fait 47 ans de notre indépendance et 53 ans que l'union général des travailleurs Algériens UGTA ; en 1956 à été créée par Aissat idir, rabbi yrahmu. Les travailleuses et travailleurs Algériens ont étaient priver de leurs droit les plus élémentaires, à savoir le droit de s'organiser librement, le droit de grève pourtant garanti par la constitution. Les Algériens ont très inégalement profité d'une politique qui tiens plus d'un système clientilistes, corrompus. à L.R. Entièrement d'accord, je suis partant, disant mille fois NON à ce régime!
|
.Message Posté par : benido ( Contacter ) - 02/05/2009
Bonjour, Il est surprenant que les infos de 20h à la TV du patron Bouteflika (C'est nouveau, tout ce qui se fait en Algérie et passe par l'ENTV, une bande d'annonce précise que c'est "Sous le patronage de Bouteflika", comme au Burkina-faso !), donc je disais que les infos d'hier disaient: l'état a décidé que dorénavant le recrutement doit passer obligatoirement par l'agence de l'emploi. et nous voilà après 47 ans d'indépendance et 24 ans qui nous séparent de la date de création de cette agence, et 10 ans de reigne de Bouteflika, enfin on décide, il y a obligation aux employeurs de formuler leur besoin en recrutement à l'agence créee et financée à cet effet. Esperant que les fonctionnaires de cette agence ne reprennent pas le relais en se mettant à vendre des emplois aux chomeurs dans les cafés et les quartiers populaires. Dans une socièté féodale, aliloul disait il y a quelques jours, qu'il y a confusion et tout se monnayait...
Tu as tout à fait raison hakima, les inspecteurs du travail en Algérie pratiquent le racket des employeurs surtout du privé et se taisent sur des dossiers graves mettant en cause des employeurs pour des traitements illégaux des employés, comme par exemple, le non payement des heures supplémentaires, la non-déclaration de la main d'oeuvre et la pratique courante du harcèlement sexuel à l'encontre des travailleuses.
Merci L.R. de nous avoir donné l'occasion d'en parler en ce jour du 1 mai. Nous ne le fêtons pas mais nous le mettons au jour. Ce corps d'état qui est l'inspection du travail a besoin d'un assainissement complet. Même, s'il y aurait un controle pour enrichissement illégal, c'est par là qu'il faut commencer. Je suis partant aussi comme assirem-alma que je salue au passage.
|
.Message Posté par : MIMI ( Contacter ) - 02/05/2009
MERCI BEAUCOUP POUR TOUT CE QUE VOUS AVEZ DIT, CE QUIEST LA PURE ET LA TRAGIQUE VERITE D'ALLEUIRS NOUS SOMMES CITOYENS UNIQUEMENT QUAND IL S'AGIT DES ELECTIONS ET QUELLES ELECTIONS ???!!!!!! SIDHOUM SAID NE REPRESENTENT QUE LUI MEME ET DITES LUI BIEN QU'L EST LA HONTE LE MALHEUR DES TRAVAILLEURS ALGERIENS ET Q'IL EST RESPONSABLE DE TOUT CE QUI EST ARRIVE AUX ENTREPRISES NATIONALES MERCI ENCORE VIVE L'ALGERIE VIVENT LES ALGERIENS QUI ONT SUBIS LES SUFFRANCE DE LA COLONIZATION, ET TOUTES LES INJUSTICE DE LEURS"freres algeriens a 
|
.Message Posté par : Saphir ( Contacter ) - 02/05/2009 Site / Blog: kouba
Travailleuse, mais hélas pauvre, que faire pour vivre moyennement ? manger à sa faim ? et s'habiller correctement ? le logement, hélas c'est un rêve main pas pour nous Algeriens
|
.Message Posté par : le chat ( Contacter ) - 02/05/2009 Site / Blog: hanencha.unblog.fr
C’est bien de parler de temps en temps du quotidien, pour moi le 01 mai c’est une fête pour les personnes qui méritent, c’est la récompense de leur travail. Pour nous il faut reformer l’administration, les personnels, modifier les lois et les actualises à nos jours pour faire une bonne société rentable et motivée, Facteur indispensable pour avancer. Car avec des lois des années 1990 et 1991 concernant les relations aux travail, conflits induviduels et collectif ou droit de grève ainsi que la représentation syndicale ne repend pas aux normes internationales de nos jours.
- un représentant syndical ou délègue du personnel illettré ne peut pas négocier ou traiter avec les érigeant de l’entreprise. - un secrétaire UGTA de wilaya qui reste a la langueur des années à la tête de l’union avec la complicité des autorités sans être changé par quelque un d’autre qui mérite - un ouvrier qui se pressente condit au poste sans lire ni écrire c’est la honte. - des inspecteurs de travail qui n’ont pas de pouvoir sur les entreprises en matière de contrôle et serveillance. - injustice partout dans tout les secteurs qui reflètent l’image du pouvoir. - en résume pour fêter le premier mai il faut tout un changement dans les moyens humains et matériels c’est indispensable pour l’avenir de nos enfants. Appelons pour un changement radical….
|
.Message Posté par : syndicaliste ( Contacter ) - 03/05/2009
Cher le chat (!), ne confondons pas "Délégué des travailleurs" et syndicaliste. Les délégués sont élus par le personnel et les syndicats sont reconnus sur la base de la représentativité.
Le but des syndicats est de diffuser l'esprit syndical. Plus précisément, comment conserver et améliorer l’emploi dans l’entreprise, la santé des travailleurs, les salaires, les retraites… enfin, leur dignité en général.
Les syndicats ont pour rôle de définir les politiques pour se défendre en commun en cas de crises, comme par exemple, les suppressions d’emplois, l’alignement des salaires par rapport à l’indice des variations du niveau de vie ou contre les abus de l’employeur. Il s’agit de la culture syndicale qui se transmet en informant les travailleurs des actions et des positions vis à vis de l'employeur sur les questions concernant la politique de l'entreprise.
Ceci concerne aussi le personnel, du recrutement en passant par la formation, jusqu’aux postes du travail. Très important : les syndicalistes négocient les droits des travailleurs et le devoir de l’entreprise. Tout ceci doit être négocié entre le ou les syndicats représentatifs et l'employeur qui représente l'entreprise. L’ensemble de ces négociations Employeur-employés est consigné dans un document appelé « Convention d’entreprise » qui est un document de référence en cas de conflits majeur devant la réconciliation, sinon, devant la justice.
Par contre, les délégués sont élus directement par les travailleurs. Ceux-ci peuvent être indépendants ou affiliés aux syndicats. Ils ont pour mission de régler les conflits individuels ou collectifs en tenant compte des lois, des règlements en vigueur et de la convention d'entreprise. Les délégués des travailleurs ont pour rôle de veiller à leur application.
Dans le cas où les délégués ne parviennent pas à régler par exemple un conflit collectif du travail, ils peuvent le soumettre aux syndicats de tutelle qui interviennent pour aller au-delà de la mission des délégués, comme par exemple, porter la contestation devant l'inspection du travail, la wilaya, la justice… et dans le cas d'épuisement de tous les recours, le syndicat peut appeler à la grève qui est un droit reconnu universellement.
Mais en Algérie il n' y a pas de syndicats pour que le travailleur choisisse librement son syndicat. S'il y a un seul syndicat qui prétend représenter tous les travailleurs, dans ce cas, c'est comme le parti unique qui prétend représenter tout le peuple. Tout se manigance en haut et dans les entreprises tout se confond et qu’il soit syndicalistes ou délégués, ils représentent tous les travailleurs et personne. Les employeurs font ce qu’ils veulent d’eux et des travailleurs. Tout dépend du poids qu’ils ont auprès des instances officielles et du pouvoir.
Au syndicaliste ou au délégué des travailleurs, il n'est pas demandé qu'ils soient instruits, comme par exemple, avoir des diplômes. Ce ne sont pas des postes de travail. Le syndicalisme est un combat.
|
.Message Posté par : benzouakmohamed ( Contacter ) - 03/05/2009
bonjour, je suis de ton avis, moi je suis S/G d'une section syndicale, j'étais menacé par le D/G de notre unité, j'étais comptable pendant 20 ans, aujourd'hui je me trouve au service sociale, sans poste, c'eest le partenariat. merci
|
. Commentaire Posté par : Miss ( Contacter ) - 03/05/2011
 Toujours heureuse de lire tes articles L.R moi qui ne connais pas l'Algérie, c'est par ton coup de plume que j'aime la découvrir. Amitiés
Miss | | Répondre à ce commentaire
|
|