Ce n'est pas un dépotoir, ni une brouille pour un brouillon. Vous avez des touches devant vous et vous les preniez pour une plume... Enfin c'est bon pour ceux qui veulent faire un essai et une tribune libre pour les experts en analyses culminantes !
Tout est drôle et invraisemblable dans l’aspartame. Tout d’abord, c’est une substance qui donne sensation du sucre dans la bouche mais ce n’est pas du sucre. Sa composition chimique diffère tellement de celle du sucre. On est en présence d’un autre produit suspect de "poison" mais commercialisé en tant que sucre pour de nombreux consommateurs, dont les diabétiques, et ce, du conseil même de leurs médecins !
Le hasard...
Commençons par raconter comment ce produit est venu sur le marché. Son histoire commence dans les laboratoires pharmaceutiques Searle aux Etats-Unis. Nous sommes en 1965 quand un scientifique du nom de Schlatter, chimiste, cherchait à mettre au point un médicament contre les ulcères. Et c’est lors d’une étape intermédiaire du processus en cours, qui était sensé le mener à un tétrapeptide, que Schlatter aurait goûté le produit tombé sur son doigt. Et c’est ainsi que le goût sucré de cette poudre blanche fut une découverte inattendue et c’est tout à fait par hasard que cette substance a été trouvée. Le produit de base, qui est l’acide aspartique, et la phénylalanine, obtenue en fin de cycle, sont des produits non sucrés.
Pour expliquer comment que c’est sucré et ce n’est pas du sucre, disons tout de suite que le sucre est une substance de saveur douce extraite de la canne à sucre et elle est majoritairement formée d'un composé nommé saccharose. On retrouve le même composé dans le sucre tiré de la betterave sucrière et d'autres végétaux.
Les papilles gustatives...
Le goût ou la saveur des substances transitant par la bouche, c’est la langue qui les détecte. En effet, la langue est constituée de papilles gustatives. Ces papilles sont des cellules spécialisées pour la reconnaissance des goûts. Elles sont tapissées de récepteurs libérant des substances chimiques au contact des molécules des aliments. Ce sont ces substances appelées neurotransmetteurs qui permettent la transmission du signal du goût au cerveau. Pour le goût sucré, les papilles spécialisées se situent à la pointe de la langue et on les appelle papilles fongiformes. Mais voilà, il n’y a pas un seul récepteur pour le goût sucré mais deux ! Enchaînés l’un à l’autre, le sucre de la betterave par exemple, reconnaît le premier et l’aspartame le second. Ce phénomène se traduit par des différences au niveau du signal envoyé au cerveau et explique le fait que l’aspartame soit deux cent fois plus sucrant que le sucre. Etonnamment, les neurotransmetteurs libérés sont les mêmes pour le sucre et l’aspartame, ce qui explique la réaction identique du cerveau, en présence d’aspartame ou de sucre. En recevant l’information « sucre », ce dernier prépare le foie à accueillir du glucose, alors que celui-ci ne se manifeste pas. L’aspartame produit un effet placebo sur le cerveau. Un leurre !
Dans la composition chimique de l’aspartame, il n’y a pas trace de saccharose. Sans trop rentrer dans une composition savante, disons que ce produit est plutôt un carburant tel le gaz de ville ou l’alcool à brûler, l'aspartame est obtenue souvent par fermentation de corps organiques et produit du méthanol (10 %) et de l'aspartyl-phénylalanine qui est, en somme, une formation regroupant les termes comme acide, benzyle, dioxyde et de dérivés acétylènes.
Le consommateur de l’aspartame a tout à fait raison de se poser la question si l’aliment en question ne serait-il pas un poison commercialisé au vu et au su de tout le monde !?
En juillet 2005, des chercheurs de la Fondation Européenne, Ramazzini, à Bologne (Italie), ont présenté à la presse une étude menée sur des rats montrant un effet cancérogène au niveau du cerveau. Cette étude a été critiquée par des agences de sécurité sanitaire, puis étouffée et passée sous silence.
Donald Rumsfeld...
En réalité l'aspartame a attendu de longues années pour se dissoudre dans les verres à café des consommateurs. La publication de la synthèse de Schlatter a eu lieu en 1966 et ce n’est que presque une dizaine d’années plus tard après sa découverte que la première autorisation de mise sur le marché a abouti (1974). C’est suite à un bras de fer entre les scientifiques qui refusaient carrément que aspartame soit répertorié comme aliment propre et le qualifiaient de substance empoisonnante ; et les politiques qui voyaient là une révolution industrielle dans de nombreux secteurs de la production alimentaire consommatrice du sucre.
On raconte que c’est Donald Rumsfeld (qui devient plus tard, le fameux stratège de la guerre du golfe), alors secrétaire général de la Maison Blanche, il était derrière cette autorisation en dépit des recommandations des scientifiques et au risque d’une grande polémique. Il devint alors après coup, directeur général de G. D. Searle & Company et fabrique l'aspartame et le vend sous le nom de NutraSweet.
Depuis, suite au suspect de possibles effets toxiques et cancérogènes sur le cerveau par l'aspartame ou ses métabolites, l'autorisation fut suspendue aux États-Unis quelques mois plus tard par la FDA (Food and Drug Administration, usa) en décembre 1974. Puis rétablie en 1981 dans les aliments solides, puis dans les liquides en 1983.
En 1981, l'aspartame est autorisé par un comité commun d'experts de l'OMS et de l'Organisation pour l'agriculture et la nourriture. La même année, le comité scientifique pour les aliments humains de la commission européenne approuve l'aspartame.
L'aspartame est autorisé en France en 1988.
Le brevet de l'aspartame tomba dans le domaine public en 1992.
En 1994, son emploi en tant qu'édulcorant est harmonisé par l'Union européenne. L'aspartame est alors approuvé dans plus de 90 pays.
En 1995, l'Union européenne établit les critères de pureté pour l'aspartame.
En 2002, le comité scientifique de la Commission européenne confirme son avis sur l'innocuité de l'aspartame. La même année, l'Agence française de sécurité sanitaire conclut dans un rapport : « La consommation d'aspartame chez l'homme, même dans des populations particulièrement exposées comme les enfants diabétiques, ne dépasse pas la dose journalière acceptable, notamment en France ».
En 2003, un nouvel édulcorant intense dérivé de l'aspartame est autorisé : le sel d'aspartame-acésulfame (un édulcorant artificiel non calorigène, également connu sous le nom commercial Twinsweet) dont l'innocuité a été établie par le comité scientifique de l'alimentation humaine dès mars 2000 et les critères de puretés définie en 2001. Ce produit ne favorise pas la formation de carie dentaire.
Au fait, la révolution de l’aspartame sur le sucre provient des coûts d’obtention et du rendement d’un produit et de l’autre. L’aspartame est 200 fois plus sucré que le sucre ordinaire, autrement pour 200 kilogrammes de sucre issu de la betterave, il suffit d’un kilogramme d’aspartame pour produire les mêmes sensations.
L’aspartame-acésulfame est 350 fois plus sucrant que le sucre. Un autre dérivé, le superaspartame a un pouvoir sucrant de 8 000 à 140 000 fois. Celui-ci n’est pas autorisé officiellement du fait de sa composition chimique dite cyanosuosan, un mélange de syanure et de suosan.
Les milliards...
Ainsi, nous comprenons donc les intérêts de grosses boites de la finance et du commerce international. Le sucre représente un marché de presque 90 milliards de dollars. Le cour du sucre a atteint 590 dollars la tonne au mois d août 2009. En 2006-2007, 150 millions de tonnes de sucre ont été consommées dans le monde.
Quant à l’industrie de l’aspartame, ce secteur reste du domaine du méconnu. En effet, le circuit du commerce ressemble à celui de la drogue.
Officiellement seules quelques usines produisent cette substance dont deux en Europe, deux en Amérique et une ou deux en Asie. Mais beaucoup de fabriques fonctionnent et produisent de l’aspartame dans le secret le plus total et la clandestinité. En informel, un grand trafic international de cette substance est organisé, principalement vers les pays du tiers monde.
Dans les pays à fortes populations ou pauvres dont la chine, l'inde et les pays africains comme l'Algérie, l’aspartame pourrait être employé illégalement dans l’industrie alimentaire en remplacement du sucre. Le coût d’obtention d’un kilogramme d’aspartame est dans les alentours de celui d’un kg de sucre. Imaginons les milliards de dollars qu’offre ce commerce aux trafiquants : il suffit d’introduire dans un pays pauvre qui n’a pas de législation en la matière, une quantité de superaspartame, un produit non autorisé à la consommation, et voilà un kilogramme de cette substance qui va fournir jusqu’à l’équivalent de 140 tonnes en sucre.
En Algérie...
L’envergure de ce trafic n’est pas connue. Mais prenons un pays comme l’Algérie qui est un pays gros consommateur du sucre. La consommation est estimée à environ 1,2 million de tonnes par an. Soit une consommation moyenne de 35 kg par habitant. Ce taux, équivalent à celui des Français, est le plus haut de l’Afrique. Mais la question est précisément, comment se fait-il que les statistiques mettent l’Algérien au même niveau, en consommation du sucre, que le Français alors que, outre-mer, ils n’ont pas les habitudes des Maghrébins qui sont des consommateurs « tout-sucrés » : le café (jusqu’à 10 tasses de café par jour), le thé (double du sucre par rapport au café), les sodas, les gâteaux mielleux…, jusqu’aux plats cuisinés sucrés ? De notre estimation, l’Algérien consomme au moins, le double de ce que consomme le Français en sucre.
De plus, nous savons qu’une grande quantité du sucre passe les frontières, comme c’est le cas de tous les produits subventionnés par l’état algérien.
La réponse est sans doute dans l’aspartame. En Algérie, ce produit serait utilisé, sans aucun contrôle et sans réglementation, dans les fabriques anarchiques des boissons gazeuses et dans la fabrication de la pâtisserie.
E951, E962...
L’aspartame et l'aspartame-acésulfame sont identifiés en tant qu’édulcorants et portent repectivement les codes E951 et E962.
Les sucrettes tirées des cartouches d’aspartame vendues dans le commerce ne contiennent que 3% de la substance, le reste c'est de la farine. Elles rendent un grand service aux diabétiques puisqu’elles leurs simulent le goût sucré sans qu’ils ne prennent du sucre.
Autrement, la consommation de cette substance est une menace pour la santé publique. Elle n’est autorisé que dans la limite de la dose. Soit : les sodas, el machroubates et la limonade (0,6 g/l) ; les desserts et produits similaires (0,6 g/l) ; les confiseries (0,5g/kg). Le risque devient alors grand quand tous les produits sucrés proposés dans les magasins sont à l’aspartame. En plus des produits cités plus haut, il faut ajouter les yaourts, le miel maison, la zlabia, le makroute, le griwech et toute une gamme au goût sucré !
Faire en sorte que l’Algérien ne se retrouve pas à consommer 35 kilogrammes par an d’aspartame à la place du sucre !
Message Posté par : Hakima ( Contacter ) - 03/10/2009
Bonjour Benido,
Et voilà des sujets de l'ingénieur ! Merci pour cette étude complête. Ce qui m'est venu à la tête, c'est d'aller rechercher à partir de quoi obtient-on l'aspartame. Et tenez-vous bien : celui-ci est obtenu à partir de l'acide aspartique qui se trouve dans les protéines. elle est retirée des dechets de poissons (par exemple tête et queues de crevettes) laissés longtemps se décomposer et fermenter... Et on dit même que ça donne des sauces de qualité !
Au fait c'est comme tu dis, le marché de l'aspartame ressemble à celui de la drogue et personne ne connait exactement le marché de ce produit.
Bon, encore Benido des sujets scientifico-politiques !
Message Posté par : ABDELKADER ( Contacter ) - 14/12/2009
J AI GOUTTE A CE PRODUIT ET J AI TROUVE QU IL EST BIZARD TROP FORT QUE LE SUCRE MALGRE LA PETITE QUAJNTITE PRISE ET PUIS IL N INSPIRE PAS CONFIANCE ET IMMEDIATEMENT JE ME SUIS ABSTENU DE PRENDRE CE PRODUIT DOUTEUX CETTE HISTOIRE REMONTE A QUELQUES ANNEES EN ARRRIERES ALORS RESULTAT 1 CHACUN ET TOUBIB DE LUI MEME .2 NOUS VOUS SOMMES RECONNAISSANT CHERCHER ENCORE VOUS ALLEZ DECOUVRIR DES SUPRISES INIMAGINABLES ABDELKADER