Ce n'est pas un dépotoir, ni une brouille pour un brouillon. Vous avez des touches devant vous et vous les preniez pour une plume... Enfin c'est bon pour ceux qui veulent faire un essai et une tribune libre pour les experts en analyses culminantes !
Les "rois" berbères ou les précurseurs des « Khammassa » !
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La littérature racontant les « rois » numides rame dans la pléthore et abonde. Mais nous sommes en droit de faire la part des choses et de se demander si nos « rois » antiques étaient bien des souverains dans le sens absolu et conformes au rang du terme.
Que déduisons-nous, par exemple, quand nous parcourons des récits et nous trouvions sur le chemin d’un écrit qui relate l’histoire de la Barbarie et de ses « rois », des flexions comme celle-ci :
« Jugurtha est alors convoqué devant le Sénat romain. C'est alors que le consul Postimius Albinus propose de régler le problème en donnant la couronne à Massiva, un cousin de Jugurtha. Ce dernier tue Massiva et s'enfuit. Les hostilités reprennent alors… » !?
Soyons objectifs dans un moment de raisonnement, d’équité d’analyse et de justesse envers nos aïeux, et nonobstant l’affectif, essayons juste de les rétablir pour nous positionner : nos « rois » de l’antiquité n’étaient-ils pas alors que de humbles personnages, atteints de narcissisme, ignares et crédules, plutôt de marionnettes animées d’esprits de jungle ; rampant sous le joug de l’empire romain ; sans œuvres ni réalisations et retournés les uns contre les autres pour de piteuses gloires ?
Voici un autre extrait de la génération d’avant Jugurtha :
« À la mort de Gaïa, Massinissa trahit simultanément ses voisins de l'Est et de l'Ouest : en 203 av. J.C, il contribue à la capture et à la victoire de Rome sur Syphax, l’autre berbère, « roi » des Massaesyles, par le commandant romain Gaius Laelius. Syphax est alors envoyé à Rome en tant que prisonnier où il meurt. Puis, il contribua plus tard à la victoire de la bataille de Zama (Carthage), contre Hannibal, encore un roi berbère, au profit de Scipion qui est un général et homme d'État Romain. »
De ce type de « rois », il en existe encore en Afrique profonde. Et comme ces spécimens sont encore conservés en l’état de l’autre côté du désert, en voici un exemple : Le Roi du Bâna, le suzerain Hapi IV. Connaissez-vous ?
Et bien voilà un peu de l’histoire de ces autres « Rois » :
" Un drame est à l'origine de la fondation du royaume de Bâna. Au milieu du XVIIe siècle, plusieurs groupes Bamiléké s'installèrent dans des petits villages autour de l'actuel Bâna. Les historiens de ce royaume africain racontent que l'un des chefs de ces tribus, Mfenge, fut accusé de sorcellerie par les autres. Et comme la sorcellerie se transmet par le ventre de la mère selon les croyances, et afin de se disculper, il trancha la tête de sa mère et fit examiner son cadavre par des spécialistes. Ceux-ci, n’ayant rien trouvé lors de l’ « autopsie » du cadavre, donnèrent alors idée à Mfenge de décréter la décapitation de toutes les mamans de la tribu et les soumettre à la vérification. C’est alors que l’ensemble des notables du village, ne pouvant se mesurer à la « bravoure » de Mfenge, fuirent la tribu pour sauver leurs mères et leurs épouses, mères de leurs enfants… Et c’est ainsi que Mfenge, en l’absence de concurrents sérieux, fût intronisé « Roi » des Bâna ! "
Des « rois » de la légende des Bâna, en Afrique, ils sont légions. Au Congo, par exemple, ils ont contribué à massacrer les leurs au profit des colons Belges. Puis, sous une pseudo indépendance, ils ont aidé Mobutu, président de la république et « rois des rois » du Congo-Kinshasa, qui, avec l’aide des anciens maîtres, il a dilapidé les richesses de son pays et les a placé en Occident. A sa mort, sa famille s’est retrouvée héritière de vastes domaines et de châteaux ayant appartenu à la noblesse de France et d’ailleurs.
Nos anciens « rois » Berbères, c’est une autre histoire. Mais ils n’étaient pas plus que des valets au service de l’empire romain. Ils ne nous ont légué ni culture, ni savoir, ni constructions, ni dignité. Et un peuple rustique, inculte, ignorant et analphabète, dont la vision d’appartenance et d’unité ne dépassait pas la tribu.
Le seul roi berbère méritant respect fût Hannibal. Celui qui a fait de Carthage, un sanctuaire de la civilisation berbère et combattu la domination romaine. L’histoire lui doit des faits de guerre exceptionnels et le place parmi les grandes personnalités que le monde a connues. Hannibal a traversé les Alpes et semer la peur jusqu’aux portes de Rome. Il a conquis aussi l’Espagne et fit des troupes Gauloises des alliés à sa cause.
Et voilà que son contemporain, notre « roi » à nous, dominé par Rome jusqu’à son esprit, se rangea aux côté de César et Salluste, ceux-là mêmes qui ont fait de nous des « mangeurs d’herbe… ». Selon l’histoire, dans la bataille de Zama, celle qui a abouti à la défaite de Hannibal, Massinissa mobilisa de nos affamés parents lointains, quelques 30 000 fantassins et 6000 cavaliers !
Mais pour quelle raison, diriez-vous, nos « rois » berbères acceptèrent la domination de Rome, décimèrent leur peuple pour défendre et élargir l'empire des romains et consentirent à abandonner les leurs dans la misère et l’ignorance ?
L’une des raisons, très peu relatée, est l’origine même de ces « rois ». Les Numides sont un mélange de races. Rappelons que les Gétules sont les premiers habitants de l’Afrique du Nord et la Numidie verra le jour après la mort de Hercule. Ce sont les rescapés de l’armée de Hercule qui sont en majorité des Mèdes, des Perses et d’Arméniens, qui se sont alliés par mariage avec les Gétules et fondèrent le royaume Numide.
Mais la véritable motivation est une question de « rente financière ».
La rétribution de ces « rois » se faisait sur l’étendue des terres conquises par Rome. Les représentants du peuple romain au sénat considéraient que « la Numidie est une propriété du peuple romain ».
La répartition sociale du travail sous l’empire romain consistait à partager les revenus des terres des provinces conquises en cinq fractions. Le quinquénaire, terme arithmétique plus connu en arabe sous l’appellation de « El khammasse », est une invention romaine. Elle obligeait les autochtones à partager tous les revenus du travail en cinq parts. Le travailleur de la terre, le berbère de Massinissa par exemple, divisait alors les revenus de ses produits agricoles, d’élevage animalier et autres activités liées, par cinq. Il se contenta de prélever une part pour lui et sa famille. Le reste de sa production irait comme suit : une part pour le « roi » numide et à l’entretien de son armée ; une part pour le questeur romain et son administration locale ; une part pour la cour romaine et son empereur et une dernière part pour l’extension de l’empire romain et l’effort de guerre.
De ce fait, trois parts de la richesse de la Numidie partaient pour Rome. Ainsi, il est simple maintenant pour comprendre pourquoi le « Barbare » mangeait de l’herbe ; comment Salluste s’acheta les « horti sallustiani » et nageait dans ses jardins ; et comment à la Cour de César, les princes romains menaient la vie belle au palais et mangeaient des délices en position "couchés" !
Le pire dans notre histoire est la stupidité répugnante de nos faux « rois » berbères. Je ne sais pas qui a été volé des pierres sur les vestiges romains pour en faire des tombeaux attribués à certains de ces « rois ». La provenance de ces pierres et les imperfections béantes dans leur pose, bien visibles, attestent que ces monuments ne sont pas l’œuvre de grands bâtisseurs. Mais même, quels qu’ils étaient nos « rois » et que certains leurs portent dévouement et respect, il est aussi indigne qu’ils reposent dans leur mort, sous le poids des décombres issus de la gloire et de l’ingéniosité des romains, ceux-là même qui les ont écrasés de leur vivant.
De « rois », Massinissa et ses "héritiers du trône" n’ont été, de leur état, que les précurseurs des « Khammassa », dotés d’intelligence primitive, guerriers peut-être, mais sans envergure de stratèges politiques et d’hommes d’état. « Plus ils aidaient Rome à étendre son empire, plus l’étendue des terres acquises aux romains leur permettait de multiplier leur revenu quinquénaire sur ces terres », ceci était leur seule vision. Et qu’importe que Rome s'approprie les trois-cinquième des richesses de la Barbarie et qu’importe s’ils ne savaient ni lire ni écrire ou que le peuple berbère mangeait de l’herbe !
Au procès de Salluste pour « crime contre l’humanité », les avocats de la défense vont sûrement citer à comparaître les « rois » berbères en évoquant les accords passés de gré à gré. Mais sommes-nous décidés de poursuivre aussi nos « rois » pour complicité et collaboration ?
Enfin, de l’histoire de l’humanité, jamais entreprise esclavagiste semblable et aussi basse, impliquant des monarques que nous croyons de notre chair, n’a encore été enregistrée.
Benido
22/07/2010
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Commentaire Posté par : hannibal2 ( Contacter ) - 19/07/2010
Je ne sais pas que nos ayeux étaient comme ça. donc si le un compagnard avait 10 chevres, un hectare de terre et une vache, il n'a en réalité que 2 chèvres, 2 dixièmes de sa terre et une cuisse de sa vache ?? oh là vous avez raison. c'est ce que Boumediène appelait "l'exploitation de l'homme par l'homme"
Commentaire Posté par : aomar ( Contacter ) - 20/07/2010
salam. ecoutez mes amis, si vous voulez valoriser le maghreb (arebe) ne le faites pas sur le dos des berbères. cela est une erreure historique majeure! s'agisant du mot khamassa, ehh bien je pense que l'erreure que les kabyles ont faite c'est de ne pas accepter l'offre de degaulle: qui est l'indépendance de la kabylie, et laisser les arabisants servir les colons. avec tous ceque les berbères ont eu comme civilisation, votre raisonement raciste et regreciste, n'iterprette que de mauvais jugements. la verité eclaterra. je m'attaque quotidiennement contre le site kabyle, pour tous les articles racistes, je me vois obligé aujourdhui de signaler le votre pour la meme chose. pour citer boumedienne que allah lui accorde le paradis il a dit un jour: je me voyais a chlef 'ai croisé des gens se disputer du blé, je me voyais en kabylie, je voyais des gens se disputer du ciment et des briques. pour rajouter kateb yacine a dit: pauvre algérien cequi t'attend audelas de ton indépendace est plus grave que ce que tu vis aujourdhui, car maintenant t'a l'honeure, aprés tu ne l'"aurra point! pour finir iben kheldoun a dit lui aussi: les arabes sont les enemis de la sociabilité(al 3oumrane) quan ils arriven dans une ville ils démolissent ses edifices, attachent leurs chameaux dessus et assemblentleurs tentes.
Réponse Postée par : Benido ( Contacter ) - 20/07/2010
Salam
Ceci est une opinion concentrée sur l'histoire de nos rois de l'antiquité. Si nous ignorons des gloires ou des réalisations grandioses attribuées à ces rois, nous vous demandons de bien vouloir les étaler.
Commentaire Posté par : Hakima ( Contacter ) - 20/07/2010
Je suis kabyle mais je ne suis pas génée de découvrir nos anciens rois.
Les rois ont été toujours des despotes croyant que les peuples leurs appartiennent. S'ils ont fait du mal à nos aïeux, je suis d'accord pour que leurs dossiers soient réouverts de nouveau et jugés. Comment on peut juger le pésident du Chili pour quelques tués dans son pays et pas des rois qui ont vendu tout le pays et envoyaient 3/5 des richesses à Rome, et toute personne en âge de prendre une épée est mobilisée de force pour défendre les Romains ? A-t-on perdu l'esprit ?
Tous ceux qui ont fait du mal aux Algériens et à l'Algérie, ceux d'hier et ceux d'aujourd'hui, doivent être jugés pour rétablir notre mémoire commune.
Hakima
Chère Hakima, l'auteur ne parle ni de la Kabylie, ni des Kabyles et ni d'une autre région d'Algérie. Nous nous devons de la considération et du respect pour tous les Algériens. Le texte de Benido se base sur des faits historiques très répandus sur la toile Internet. Merci pour ton intervention. / Le modérateur
Commentaire Posté par : Tita ( Contacter ) - 22/07/2010
Si les rois berberes savaient écrire, on aurait dû trouver des livres écris comme Salluste qui a laissé une biblioteque de ses oeuvres, ou des memoires, des cahiers de comptes, des missives, des lettres royales d'amour. Mais rien de rien, alors je ne regrette rien. Jugeons les !
Pour vous répondre, je dirai que nous ne trouvons pas des récits écrits par nos ancetres que ça coit arabes, ou kabyles. Alors, arretons de s'acharner les uns sur les autre, et réfléchissons pourquoi tout ce qui est beau et vrai de nos ancetres (tel que littérature, médecine, astrologie, ...)a été detruit et ne reste que le recenssement des massacres et guerres en Afrique du nord?!!