Ce n'est pas un dépotoir, ni une brouille pour un brouillon. Vous avez des touches devant vous et vous les preniez pour une plume... Enfin c'est bon pour ceux qui veulent faire un essai et une tribune libre pour les experts en analyses culminantes !
Alors que la nouvelle année universitaire est engagée partout dans le pays, l’heure est à la refonte totale de la société. Les réformes engagées dans l'enseignement supérieur et partout ailleurs, ne rapportent rien tant que le pourrissement du système relève de la morale et de l’éthique.
La rentrée universitaire vient de débuter ce dimanche. Les syndicats autonomes ont réitéré samedi leur appel à l’ensemble des adhérents, pour participer massivement à la grève pour ce lundi 05 octobre, journée mondiale de l’enseignant. Le malaise qui caractérise le secteur de l’Education et particulièrement, l’université, reste marqué par d’interminables conflits entre syndicalistes et tutelle et par des débrayages à répétition.
Mais comme c’est la règle en Algérie où toute contestation, quand elle n’est pas réprimée, elle est assurément étouffée, les moyens d’information de l’état, dont la radio et la télévision, se taisent les nouvelles qui dérangent et participent, de pieds avec le pouvoir, à l’œuvre de faire de l’Algérie une dictature qui empêche l’expression des compétences d’une nation.
Le réseau universitaire algérien compte soixante quatre (64) établissements d’enseignement supérieur répartis sur quarante trois wilayas (43), couvrant tout le territoire national. Ce réseau est constitué de trente quatre (34) universités, treize (13) centres universitaires, treize (13) écoles nationales supérieures et quatre (04) écoles normales supérieures.
La rentrée universitaire a dépassé en cette rentrée 2009-2010, le million d’étudiants inscrits dans le supérieur (1 164 137 étudiants dont 135 000 nouveaux et près de 60% de filles).
La nouveauté cette année est certainement la mise en place des écoles préparatoires pour l’admission aux écoles nationales supérieures. Cette mesure est venue espérer limiter les dégâts d’un système défectueux et improductif dont l’enseignement supérieur paie les frais par la baisse inquiétante du niveau des élèves dans ces écoles. Celles-ci, sensées recevoir l’élite selon les critères de la mention des diplômes et des notes obtenues par les bacheliers, elles sont cependant prises d’assaut et bourrées, comme toujours, d’enfants de privilégiés, souvent souffrant d’inaptitudes visibles et admis d’office et en priorité.
Au fait, en Algérie, pour intégrer une université ou une école supérieure, l’étudiant nouvellement inscrit est tourné en bourrique du fait que celui-ci peut remplir une fiche de vœux… mais il doit souhaiter intégrer une liste de choix de dix (10) filières universitaires !
Le communiqué du ministère de tutelle « 44% des bacheliers ont été satisfaits dans le premier choix.» ne dit pas qui sont ces 44%. Nous sommes les enfants d’Algérie et nous confirmons de notre expérience que les enfants des privilégiés sont en premiers toujours les bien servis. Les enfants du peuple sont comme ils le sont dans la société, de rang inférieur non considérés et écartés même. « Des indigènes » comme nous l’étions, sommes-nous tous, durant la colonisation.
Cette page est ouverte aux universitaires pour témoigner !
aliloul
05/10/2009
/ fin de la page Université algérienne : le million //>
.
Message Posté par : Mounene ( Contacter ) - 05/10/2009
Je suis universitaire dans une université parisenne. Un ami Français, professeur, qui reçoit en stage des élèves d'une université algérienne jumulée (post graduation /en fin de doctorat), il me disait que certains stagiaires viennent tellement avec un niveau bas, qu'il se trouvait des fois dans l'obligation de faire tout à la place de ces stagiaires même leur dicter le mémoire de fin de stage. Quant au pourquoi de cette façon de faire, il répond que le jumelage empêche de refuser certains stagaires. Vrai, non ?
Message Posté par : hakim ( Contacter ) - 05/10/2009
je ne sais pas si je le dirai ou non, j'ai même honte.. mais allons y, nous étions deux stagiaires programmés pour l'exposé de mémoires de fin de cursus. Mon ami que je connaissais très bien lui et son niveau, comme par exemple un élève ingénieur qui ne savait pas calculer une dérivée... Et le jour des exposés, il a eu une note supérieure à la mienne. Bizarre dites-vous ? Non, pas du tout : Il a réussi a avoir la liste des jurys et via des connaissances, il les a contactés et il a reçu d'eux ce "Pas de problème" qui arrange tout aux Algériens que nous sommes. De plus son mémoire, il l'a tiré de la bibliothèque et a juste changé le nom et la date. Quelle université et quelle formation supérieure !
Message Posté par : adem ( Contacter ) - 05/10/2009
Une université est à l'image de ses enseignants; le témoignage de Hakim indique que ce sont les enseignants qui sont complaisants au népotisme voire même la corruption comme l'affaire non isolée " Belarbi" où les "ventes" de Magister se font cash; les étudiants sont placés devant le fait accompli: la bourse ou rien
Message Posté par : zahia ( Contacter ) - 06/10/2009
Notre prof est specialisé en thermodynamique sorti, dit-il tout le temps, de l'école des arts et metiers de Paris. On a su qu'il n'a pas eu son diplôme et il enseigne bien dans une université de l'ouest d'algérie. Son truc à lui c'est de draguer les étudiants(es) dont les parents lui servent à quelque chose. Mais il était très franc quand un jour il nous dit qu'"il prefère les étudiants qui rendent service que les étudiants qui obtiennent des bonnes notes". Ce jour là, un des étudiants lui a ramené des pièces pour sa voiture, offerts par son père, un garagiste. Tu as tout à fait raison adem, ce sont les enseignants qui ont perdu de leur éclat... Mais comme dit l'adage, "un escalier se balaie par le haut" et le prof n'est qu'un mayon au bas de la chaine. Peut-être qu'il faut voir et corriger plus haut, peut-être qu'il faut reconsiderer la fonction d'enseignant, le remettre en formation et lui assurer un salaire conséquent et des droits dignes comme le logement. Mais en même temps, il faut criminaliser les abus dans la profession car une université qui distribue des diplômes aux élèves qui "payent" ressemble à un marché aux puces. Où allons-nous ?
Message Posté par : Nazime ( Contacter ) - 06/10/2009
1 million d'étudiants représente presque 3% de la population. C'est l'un des taux les plus élevé des pays en développement. Ce taux par exemple est de moins de 1% au Maroc, 3% en Turquie, 3, 5% en France. Mais concernant la France et un peu moins la Turquie, se sont des pays Européens à population vieilles, donc pour la France, il faut compter en réalité un taux double chez la tranche d'âge apte à poursuivre un enseignement supérieur. Mais n'empêche, le problème c'est le niveau. Il vaut mieux former un technicien avec le niveau de technicien qu'un ingénieur sans niveau. Il suffit de tester certains enseignants dans les universités algériennes pour démontrer que ce sont les enseignants, pas tous mais la majorité, qui ne sont pas en mesure de former un diplômé quand c'est eux-mêmes n'ont pas ce niveau. Enfin sans vouloir négativer tout, en Algérie beaucoup de personnes ne sont à leurs places... C'est le pays où c’est la section des moudjahiddines, de la kasma et de la mouhafadha qui désigne les responsables. Même si celle-ci s’était retirée des unités, ce n’est qu’en apparence. Avec tout le respect pour les moudjahiddines honnêtes qui ont participé à libérer ce pays, il y a une différence entre placer un élu local comme les élus d’une mairie par exemple et designer le directeur d'une entreprise ou d’un service technique. On se retrouve donc avec des postes de responsabilité, au lieu trouver des managers, on retrouve des "maires" de passage pour un mandat, plus préoccupés à soustraire le plus de privilèges que de gérer, un terme qui n’a pas critère de choix à ce poste et que ne connaissent pas ceux qui l’ont placé à ce poste en tant critère déterminant ! Un pays encore dans l’antiquité russe des années 60 et 70 ! Merci ce site. Nazime
Message Posté par : Harrachi ( Contacter ) - 07/10/2009
Les opportunistes, ceux qui pendant que les Algériens s'entre-tuaient pour le pouvoir, eux, ils s'enrichissaient et arrivent maintenant à ne pas dire "Mon fils est à l'université de Bab Ezzouar" (HOUARI BOUMEDIENE) par exemple, c'est une honte pour eux, les enfants de gens "dignes" sont dans les universités européennes. De même pour les lyciens, avoir un enfant qui fréquente un lycée public est dégradant. Avec les enfants du peuple, "voyous", "sales" et mal-élevés ?! Jamais, les enfants de "bonnes familles" vont aux lycées privés. Bien que ces lycées des enrichis disent respecter le programme national dont les matières enseignées, le volume horaires dispensé à ces matière, principalement l'arabe, n'est respecté dans aucun de ces lyccée. Et autrement l'enseignement des matières en français se trouve renforcé et dispensé même en dehors du temps légal. Je sui très proche du ministère du tutelle et je sais ce que je dis. Ces enfants passent le bac comme tout le monde et le bac français une seconde fois et ne mettent jamais les pieds dans une université algérienne. Si vous êtes riche et votre enfant va encore dans une université algérienne, alors vous n'êtes pas encore riche, il va falloir que vous voliez plus !
Commentaire Posté par : bensinane ( Contacter ) - 03/11/2010
c'est presque 1 million 300 000 mmaintenant mais la vérité; l'étudiant algerien a à peine le niveau du collège. c 'est mon avis ! cette page .php traite d'un sujet important. L'école algerienne grouille de pédophiles et tout le monde s'en serve du pléthore des filles on leur accordant des privilèges en échange des faveurs.
Commentaire Posté par : kikou ( Contacter ) - 12/12/2010
Ma nièce fréquente la fac de lettres art et litterature à oran elle me raconte que c'est une cata!!! tant au niveau des programmes que des lieux!! ils sont empilés comme des sardines à ça s'ajoute tous les ans de nouvelles filières ou domaines!! dernièrement les profs ont fait grève mais en vain!!! les étudiants se battent avec ce qu'ils peuvent et pourtant il y en a qui veulent s'en sortir et peine avec les miettes que l'on leur jette!!! ensuite comme vous dites si bien c'est vrai il y a des profs qui donnent en contrepartie oui c'est toujours d'actualité!!! je t'aide si tu acceptes mes faveurs c'est dégueulasse et ça s'appelle des musulmans pratiquants et ça se baisse 5 fois par jour sur la sajada la honte !! de plus le niveau est tellement faible que lorsqu'un étudiant de n'importe quel filière arrive en europe il se casse la gueule meskine parce qu'il a pas le niveau !!! bons courages a eux!!!