
Dans un entretien accordé à nos confrères de dzfoot.com, Nadir Belhadj se livre à la veille de la rencontre décisive Gambie-Algérie. Extraits choisis.
Le Lyonnais mesure l'importante de ce rendez-vous. "Pour l'instant, on est en stage, tout va bien. On est très motivé d'autant que tous nos joueurs importants sont là. La seule inconnue, c'est l'état du terrain. S'il est en mauvais état, pour une équipe technique comme la nôtre, ça peut être gênant. On va étudier toutes les possibilités pour éviter d'être surpris. Cette qualification est très importante pour le peuple algérien."
Nadir Belhadj revient sur la situation de 2003, où les Fennecs ne s'étaient pas qualifié pour la CAN de l'année suivante. "Oui, c'était quelque chose de nouveau pour l'Algérie. Ça avait été vécu comme un véritable choc. A nous de tout faire pour éviter de connaître une telle désillusion. Pour l'instant, on est serein. A l'aller, on les avait battus 2-0 et on s'était procuré pas mal d'occasions. Cette fois encore, il faudra prendre le jeu à notre compte dès l'entame du match pour leur mettre la pression. Cette rencontre, c'est un petit peu comme un match de coupe de France. Ça passe ou ça casse."
Avant de revenir sur la double confrontation face à l'Argentine (3-4) puis le Brésil (0-2). "C'est sûr que c'est bon pour la confiance, d'autant que, face au Brésil, il y avait vraiment une grosse armada de stars devant nous. Maintenant, là, c'est un tout autre match avec un tout autre enjeu. Pour se qualifier, il faudra rester fidèle à notre jeu et se lâcher complètement."
L'international algérien parle de sa situation à Lyon, où il n'a jamais débuté en tant que titulaire. "Ça va, je travaille, mais il ne faut pas non plus que ça dure, sinon... Disons que je n'ai vraiment pas envie de rester dans cette situation six mois ou un an. Ça me fait d'autant plus bizarre que j'étais habitué à jouer tous les week-ends avec Sedan. En arrivant ici, je savais très bien qu'il y aurait de la concurrence donc je l'accepte, même si, au quotidien, c'est difficile à vivre. Je me dis qu'à un moment donné, ça va bien finir par tourner..."
|