
Ouverture des
Jeux Olympiques Pékin
La Chine a ensorcelé le monde avec des faisceaux de lumière magique lors d'une
cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin grandiose et a rejeté dans une
ombre profonde la contestation concernant les droits de l'Homme ou la répression au
Tibet.
L'accueil des 91.000 spectateurs
privilégiés du spectaculaire Nid d'Oiseau, le stade olympique futuriste de la capitale
asiatique, a été accompagné vendredi soir par 2.008 batteurs du Fou, le plus ancien
instrument de percussion chinois.
Nicolas Sarkozy, présent comme une quarantaine de chefs d'Etat, dont Abdelaziz
Bouteflika, a constaté en ce 8 août 2008 l'omniprésence du chiffre 8, symbole de
prospérité, avant de s'émerveiller devant le feu d'artifice final. La pyrotechnie et
les technologies de pointe employées pour ce son et lumière hors norme ont mobilisé pas
moins de 600 personnes au cours des trois heures de cérémonie féerique.
Le président chinois Hu Jintao a déclaré les Jeux ouverts, avant l'embrasement de la
vasque par le dernier relayeur dont le nom avait été soigneusement gardé secret. Li
Ning, ancien médaillé d'or en gymnastique artistique, a eu le privilège de boucler le
parcours de la flamme olympique, montée sans dommage sur l'Everest, le Toit du monde,
mais chahutée lors de son passage à Paris et Londres, les capitales de deux des 21 pays
traversés lors d'un périple de 97.000 kilomètres.
"Un monde, un rêve", le slogan rassembleur de la 29e Olympiade a pris tout son
sens au fil des tableaux artistiques mis en scène par Zhang Yimou, le "grand
timonier" directeur artistique de cette cérémonie présentée comme la plus
coûteuse de l'histoire des Jeux et assurément comme la plus réussie.
Des milliers de figurants ont servi l'évocation de l'histoire de la Chine millénaire et
la célébration de l'unité planétaire, mêlant pêle-mêle photographies de visages
d'enfants, la sagesse de Confucius, l'évocation de la nature majestueuse ou encore la
conquête de l'espace.
Désormais ouverte sur le monde, la Chine communiste a applaudi à l'entrée de la
délégation de Taïwan, ainsi qu'à l'entrée dans le stade des Irakiens, lors du
défilé des 10.000 athlètes de 204 nations appelées à se disputer dès samedi les 302
médailles d'or mises en jeu dans 28 disciplines. L'Irak a failli être privé de Jeux à
cause de l'ingérence du gouvernement dans les affaires sportives avant d'être repêché
à l'issue d'une réunion de dernière minute.
Tony Estanguet, le double médaillé d'or du canoë, a conduit comme porte-drapeau la
délégation française, accueillie dans le stade par une retenue prudente et quelques
sifflets. L'objectif des Bleus est de monter sur le podium à Pékin environ 40 fois.

La Chine a fermé le défilé sous une ovation. Yao Ming, la vedette des Houston Rockets,
a ouvert la voie de la délégation chinoise, qui totalise à Pékin le nombre record de
639 athlètes. Déjà porte-drapeau à Athènes, Yao l'expatrié aux Etats-Unis symbolise
cette Chine nouvelle, qui entend désormais rivaliser avec l'Amérique tant sur le terrain
du capitalisme que celui du sport.
Quelques applaudissements ont également salué l'apparition sur les écrans géants du
stade de l'ancien président du Comité international olympique (CIO) Juan Antonio
Samaranch, l'homme qui a oeuvré pour l'attribution des Jeux à Pékin il y a sept ans.
Jacques Rogge, l'actuel président du CIO, a rendu ensuite hommage dans son allocution aux
dizaines de milliers de victimes du récent tremblement de terre de la région du Sichuan,
avant une mise en garde aux athlètes. "Chers athlètes, souvenez-vous que vous êtes
des modèles pour la jeunesse du monde. Refusez le dopage et la tricherie, rendez-nous
fier de vos exploits et de votre comportement".
Après le serment des athlètes aux
valeurs de l'Olympisme prêté par Zhang Yining, membre de l'équipe féminine de tennis
de table, Li Ning, dernier relayeur, a été aspiré dans les airs et effectué en mime
une course autour du stade en bordure de toit avant d'allumer la mèche qui a embrasé
pour deux semaines la vasque olympique au sommet du Nid d'oiseau. Le bouquet final n'a pas
démenti le savoir-faire en matière de feux d'artifice du pays inventeur de la poudre
sous la dynastie Song.
Côté algérien, Salim Iles, le nageur, a très fièrement porté le drapeau algérien
devant ses camarades, vêtus de foncé. Retrouvez pendant les JO sur lesfennecs.com le
programme des Algériens pendant ces JO. ("avec
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Le stade
Olympique NID D'OISEAU de Pékin 
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