Chômeurs : entre "droits" et irresponsabilité du pouvoir
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Les représentants du Comité national pour la défense des droits des chômeurs ont été reçus ce jeudi 23 juin par le ministre du Travail, de l'emploi et de la sécurité sociale, Tayeb Louh, à l'issue d'un rassemblement organisé dans la matinée devant le siège de son département.
« Le ministre a insisté au début sur le fait qu'il avait accepté de nous recevoir en tant que citoyens et non en tant que représentants du Comité national pour la défense des droits des chômeurs. Chose que nous avons refusée. Mais le débat a tourné par la suite autour de la question du chômage en Algérie, la précarité et la distribution des postes d'emplois et les malversations dans le domaine », indique Samir Larabi, l'un des porte-parole de l'organisation.
Selon lui, des cas précis de dépassements ont été exposés au premier responsable du département du Travail. « Les participants à cette rencontre ont évoqué le cas bien précis de certaines entreprises qui ne respectent pas la législation en matière de recrutement. M. Louh a affirmé que des enquêtes seront diligentées. Il a également assuré qu'il enverra un courrier au ministère de l’Énergie puisque la majorité des sociétés installées dans le Sud activent dans son secteur », a-t-il ajouté.
Tahar Belabes, également membre et porte-parole du comité, ne semble pas satisfait de cette entrevue qui a duré près de deux heures. « Les responsables se renvoient les responsabilités. Le ministre nous affirme que c'est le wali qui est le premier responsable de la ville et que la question de l'emploi relève de ses prérogatives. Le wali nous dit exactement la même chose pour le ministère du Travail », regrette-t-il.
Les jeunes qui ont participé à cette nouvelle manifestation du Comité national pour la défense des droits des chômeurs sont en grande majorité venus de Hassi Messaoud. Ils tiennent depuis plus d'un mois un sit-in ouvert devant le siège de la daïra. (TSA)
Il est à constaté dans le traitement de cette tranche de la société (les chômeurs), l'irresponsabilité nonchalante des représentants du pouvoir. Dirions-nous que nous sommes dans un pays où les représentants du pouvoir traitent les maux de la nation en agissant de la bonne volonté des uns et des autres et jamais sur le principe de responsables dans un pays où le droit et la justice sociale devraient triompher.
A la lecture de ce texte, nous concluons tout simplement que le ministre a reçu les representants des chômeurs dans la seule intention de disperser ce rassemblement sans autre considération.
Nous appelons le Président de la République, à l'issue des consultations pour le changement, de procéder à la création d'un ministère d'égalité des chances qui aurait pour rôle de remettre l'Algérien dans sa citoyenneté complète et où un citoyen en vaut un autre. Le mal des citoyens ordinaires est bien précisement la "hogra" dont ils sont victimes.
L.R.
25/06/2011
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Commentaire Posté par : Benido ( Contacter ) - 25/06/2011
Bonjour L.R.,
Toutes les attributions, en Algérie, se font sur les critères de "connaissances" quand ce n'est pas la "rachoua" (pot-de-vin) qui intervient. C'est ce qu'on appelle le "clientélisme". Ceci va des attributions de logements, d'emplois et jusqu'au passage de la frontière. Qui n'a pas assisté, à l'arrivée d'avions dans nos aérodromes, à ces gestes des officiels, police et autres, vis à vis de ces monsieurs qu'on vient tirer de la file en queue et les devancer avant tout le monde sans honte ni retenue ?
Questionnez un policier par exemple et il vous dira que ceci est normal. Et là à aller au recrutement des employers, ceci est aussi tout à fait normal en Algérie. Même, c'est une pratique de société qu'on ne cache pas et fait partie des us. Dans les feuilletons de l'ENTV et autre création "culturelle", vous risquez de voir des scènes où quelqu'un trouve du travail par l'intermédiare d'une connaissance ou d'un "makla fel houkouma" (un noble de l'administration )... et tout le monde trouve ceci normal.
On est loin du principe d'égalité des citoyens et de leurs chances sans intervention de tièrces personnes à trouver un logement, un emploi etc. Pourtant ce principe découle du fait que l'Algérie appartient à tout le peuple et chaque citoyen a des droits et des devoirs égaux.
En France par exemple, la descrimination à l'embauche et à l'intégration des écoles supérieures de prestige, celle qui a frappé les enfants d'émigrés a été atténuée exactement suite à la création de ce ministère d'égalité des chances que Azouz Begag, un universitaire d'origine algérienne, a occupé un certain temps. Certaines grosses boites de recrutement ont été jusqu'à cacher les noms des candidats aux offres d'emplois et ce pour que ces emplois soient attribués juste sur les critères de comptétences et d'expérience.
Le concept d'"égalité des chances", est une exigence qui veut que le statut social des individus ne dépende pas des caractéristiques morales, ethniques, religieuses, financières, tribales, partisanes, sociales et en générale, de son appartenance dans la socété. Tous les individus sont égaux et de chances égales.
C'est exactement ce que prévoyait la révolution algérienne : pour une Algérie socialement égalitaire peut-on lire dans la plateforme de la Soummam !
C'est une raison de plus pour que les enfants d'Algérie ne se laissent pas faire : il est de leur droit le plus absolu d'éxiger l'égalité des chances devant tout ce qui mèlent les Algériens. Ce pays n'appartient pas à une caste ou à une tribu mais à tous les Algériens.
Commentaire Posté par : amar ( Contacter ) - 14/07/2011
Salem ou bonjour.
Je fait juste raconter une histoire que j'ai vécu dans un village de ma famille. J'ai rencontré pendant les vacances des jeunes du quartiers qui et je n'en reviens pas n'avait pas vu la mer depuis leur naissance et certain atteignait l’age de 30 ans.(sud algerien) aucun d'eux n'avait un travaille et de situation personnelle. J'ai pris ma voiture et on n'est monté sur la cote et croyez moi s il y a des femmes qui comme en Europe vendent leur charme sur les plage et bien j'aurais j’aurais payé pour voir ces algériens prendre du bon temps et arrosé leur corps de champagne car tout jeune Algérien A LE DROIT DE VIVRE ET DE S'AMUSER LUI AUSSI. Je suis désole pour celui qui trouve ce commentaire choquant. Je précise je suis français d'origine algerienne et je n'ai pas supporté de voir des jeunes algerien dans cet état lamentable de misère de la vie. J'ai tout payé, plage, boisson, manger et j'en suis fière et je recommencerais a aidez des jeunes algerien a découvrir des sensations fortes..
Réponse Postée par : Houari ( Contacter ) - 23/07/2011
La sensation forte chez les algériens et précisement de se sentir "Algérien". Le lamentable est de se dire "français d'origine algerienne". D'autres moins vantards et plus équilibré diront "Je suis "Algérien d'origine" tout au plus. Enfin merci pour avoir payé pour ces "jeunes du quartiers " ; combien étaient-ils, vous les avez pris en bus ?
Commentaire Posté par : ziton ( Contacter ) - 05/12/2011
bonjour je suis un vrai algerien(pas comme double nationnalité, j'aime mon paye mais reelement notre pouvoir n'est pas à l'hauteur de son peuple pourquoi..............ladignté de chaque citoyen aprés desobjectifs des responsables
Le CNTRE appelle tous les chômeurs d'Algérie à converger à Alger PLACE DU 1 MAI pour organiser un SIT-IN de protestation ouvert jusqu'à la satisfaction des revendications, notamment celles relatives aux articles 55 et 59 garanties par la constitution.